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M. Owona, heureux homme !

Allah ne laisse jamais vide une bouche qu’il a créée (proverbe malinké)

Camfoot

Sur la foi de ce que racontent les gazettes, M. Owona et son Comité de normalisation ont fait de l’excellent travail. La prorogation du mandat du président et de ses faire-valoir, fortement avalisée par la FIFA, ne surprend personne de ce côté-ci de la Sanaga. C’est toujours comme ça. M. Owona, qui a accepté de faire un travail dans un laps de temps largement raisonnable, ne l’a pas fait. En temps normal et dans un environnement normal, on eût attendu du mandataire du Comité des remontrances, un mouvement d’humeur ou, ça s’est déjà vu, une condamnation de l’incompétence par voie de licenciement sec.

Le 25 mars 2014
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Une mise à la porte, aussi circonstanciée qu’elle eût été dans notre cas, vous pensez un peu ? Chez nous ? Jamais Allah n’aurait laissé vides les beaux gosiers de ces têtes d’œuf, même juste le temps pour elles d’avoir un peu soif. Des mauvais esprits pourraient laisser entendre que parfois, souvent en fait dans notre pays, Allah semble toujours donner plus aux mêmes bouches, même si manifestement, comme dans notre cas, les corps qui portent ces bouches, n’ayons pas peur des mots, ont mouillé.

Mais qui sommes-nous pour juger ? Allah, c’est connu, n’est pas obligé d’être juste. Nous l’avons très bien compris à Sipandang où la nouvelle de la prorogation de mandat a été reçue avec beaucoup de soulagement. Nous savons et nous avons accepté qu’il existe une caste dont les heureux membres, entre autres, obtiennent et occupent postes et situations sans passer ni par un concours ni même un simple entretien d’embauche. Il faut laisser ces gens tranquilles, parce que même si vous les plongiez dans la Sanaga, non seulement ils ne se noieraient pas, mais ils en ressortiraient un machoiron à la bouche. C’est comme ça.

Alors, M. Owona, un seul mot donc… ! Et surtout, soyez heureux, la République toute entière vous assure de sa reconnaissance. Mais cela dit, on est tenté de vous poser quand même la question suivante : « En huit mois, vous pensez que finalement, vous pourrez cette fois-ci  » ? Vous avez déjà fait quoi, en fait, le quart du travail ? Peut-être les deux cinquièmes ? Comment savoir, vraiment, puisque vous ne dites rien et ne montrez rien ? Le doute que vous avez vigoureusement installé dans nos esprits est en train de défriser votre blason. Et cela n’est pas entièrement positif.

Léon Gwod


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