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Entre nous : Pourquoi pas le choix du Lion ?

Camfoot.com

Et si l’on avait fait le choix de développer une marque camerounaise au lieu d’aller chercher un équipementier avec la fin du contrat Puma ? La télévision payante, la téléphonie mobile ont montré qu’on pouvait adresser le marché camerounais de façon ingénieuse, dans des modèles qui lui sont propres. Et Bamboutos a démontré en 2016 que le produit dérivé fonctionnait. Point de vue

Le 19 avril 2019
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Kadji, Fotso, Sohaing, Bayero, Ngouchingué, Nana Bouba, Noutchogoin, Foyou, Mukete, Fokam, Danpullo. Connus ou pas des Camerounais, ces noms sont ceux des dix familles (ou personnes) les plus riches du Cameroun, pesant à elles seules plus de 4 milliards de dollars. Certains sont des industriels, d’autres dans le commerce, l’énergie, les activités portuaires. Mais, il ne me semble pas que nous soyons en mesure de citer un de leurs produits (ou une de leur marque) qui soient distribués dans une boutique sur les Champs-Elysées ou dans tous les centres commerciaux occidentaux.

C’est dire qu’au Cameroun, il y a un marché. Et un réseau de distribution qui n’est pas dans les radars des études internationales du marché international. Le pays n’offre pas de grands centres commerciaux avec la présence des grandes marques internationales de distribution, mais le commerce de proximité y est puissant, malgré une organisation sommaire pour ceux qui ne le connaissent pas. Au moment où l’on annonce le retour du Coq sportif au Cameroun, il n’est pas totalement superflu de repenser à ces éléments. Combien de points de vente la marque française pourra-t-elle avoir au Cameroun ? Quelle est la logistique d’acheminement des produits pour les supporters ?

Un des soucis lorsque l’on parle du sponsoring, et donc de construction de l’univers d’une marque, on en oublie que derrière l’émotion, le sponsoring est avant tout un des éléments de la communication et que celle-ci est destinée à vendre un produit. Avec ce contrat, la marque parisienne vient de se payer une belle campagne de presse : sans avoir à payer de publicité, elle vient de rappeler qu’elle équipe Saint-Etienne, la Fiorentina. Tout le service commercial pourra bénéficier de ce retour de presse au moment de négocier les contrats pour les années futures.

Et le Cameroun dans tout ça ? Peu de choses. Avec une signature de contrat en avril et deux grosses compétitions en juin (Coupe du monde féminine et la CAN), il y a peu de chance d’avoir des lignes de vêtements dédiées. Et c’est bien le problème lorsqu’on travaille dans la précipitation, en pensant que c’est le prestige de la marque équipementier qui fait rayonner l’image du Cameroun. Or, les Lions indomptables sont d’abord soutenus par les Camerounais. Ceux de l’étranger, mais surtout ceux du Cameroun, ceux des grandes villes, ceux des villes moyennes et des campagnes. Ceux avec des hauts revenus, et ceux qui n’en ont que très peu.

Les produits des replicas doivent donc s’adapter à ces Camerounais. Qu’il y ait des maillots, et produits en général que l’on trouve sur les marchés et dans les commerce de proximité, qu’il y en ait pour ceux qui ont d’avantage de revenus, avec le merchandising et les tarifs adaptés. Quoi de mieux qu’une entreprise camerounaise pour mieux adresser ce marché et montrer que les Lions indomptables ont une valeur ? Qu’y a-t-il de compliqué dans la confection des maillots ? Le design ? La fabrication sur des sites marocains, turcs, indonésiens, ou éthiopiens ?

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Pas de magie donc à produire en série des maillots pour notre équipe nationale. Comment donc adresser le marché ? Des intelligences existent si on veut bien les associer. Comment Thierry Nyamen a-t-il imposé sa marque Tanty dans les rayons et les habitudes ? Comment les Directeurs commerciaux de Congelcam, de Fermencam, Sita, ou bien d’autres font pour que leurs produits se retrouvent dans le pays entier ? Quelle longueur de gamme pour les produits de la marque Lions indomptables ? Quels prix ? Comment développer des produits adressés au public féminin ? Demandons aux commerçants qui gèrent déjà les contrefaçons ou a Ciccam comment commercialiser un produit pour avoir durablementun succès comparable à celui du pagne du 8 mars.

Les solutions existent, les compétences sont présentes, et en encourageant cette mise en place et ce système de distribution, peut-être que les grands équipementiers reviendront pour prendre une participation au capital de cette marque. Et au véritable prix du marché.

HK


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Vos commentaires

  • Le 20 avril à 18:19, par bamyaben En réponse à : Entre nous : Pourquoi pas le choix du Lion ?

    @HK, c’est avec un réel plaisir que je me délecter avec votre article même si je ne partage pas intégralement votre point de vue. L’idée est là, je suis tout à fait d’accord sur le fond et je partage votre avis à 90% .

    - Ce n’est ni surréaliste, ni utopique, ni impossible au contraire c’est réaliste et réalisable, c’est logique et la suite logique du développement et de l’autonomisation de la FECAFOOT, c’est bel et bien possible, faisable, avec des gens de bonnes volontés, des vrais patriotes qui pensent plus à l’avenir du pays et qui sont motivés par la volonté, le désir voire l’obstination de laisser quelque chose de pérenne à leur postérité, à leur peuple.

    - Comme a su bien le dire @Bryce, « il y a plusieurs tailleurs dans ce pays qui font dans la production falsifiée, qu’il suffit de leur donner du matériel pour qu’ils vous fassent une copie exacte ».
    J’irai même plus loin en disant qu’il y a des bons couturiers partout en Afrique Noire qu’il suffirait de choisir les meilleurs pour faire mieux que les occidentaux.

    • Le 20 avril à 18:22, par bamyaben En réponse à : Entre nous : Pourquoi pas le choix du Lion ?

      - Je ne suis pas du tout d’accord avec vous d’aller les fabriquer sur les sites marocains, turcs, indonésiens ou éthiopiens. Pourquoi faire là-bas ?

      - Le Cameroun veut s’industrialiser, la confession des vêtements est une industrie, moins lourde, moins difficile à construire qu’un port en eaux profondes ou qu’un barrage hydroélectrique.
      - Ce sont simplement des machines à coudre, nous avons tout sur place, l’expertise de la CICAM et des camerounaises et des camerounais qui sont dans la Haute couture, il y a des couturier dans chaque coin de nos rues et villages qui n’attendent que ça, mais aussi chez nos frères et voisins centrafricains, tchadiens, nigérians, sénégalais, etc...ça va créer du travail pérenne, on ne se limite pas qu’à la production des maillots, mais aussi aux produits dérivés voire aux jeans, casquettes, baskets, etc...

    • Le 20 avril à 18:24, par bamyaben En réponse à : Entre nous : Pourquoi pas le choix du Lion ?

      - Le marché national est énorme, supposons juste équiper toutes les équipes nationales quelque soit la discipline sportive, équiper tous les clubs quelque soit la discipline, il y aura des retombées et la FECAFOOT n’aura plus à courir derrière des équipementiers amateurs en faillites pour faire leur promotion et les sortir de l’anonymat et de la faillite.
      La quasi-totalité des maillots des LIC portés au Cameroun sont des produits contrefaits au Nigéria. S’il y a des points de ventes spécialisés et que les consommateurs sont sensibilisés, il suffirait juste de capter les consommatrices et les consommateurs locaux pour faire des bonnes affaires.

      - Une fois bien implanté sur le marché local on peut envisager s’exporter, sinon on fera des émules chez nos voisins et ce sera le début de l’autonomie, de notre indépendance et de notre industrialisation.

      - Nous avons tout sur place, il faut juste oser, travailler et arrêter de ne penser qu’à une chose lorsqu’on vous confie la responsabilité de diriger une entreprise publique ou parapublique, vider les caisses et planquer l’argent des pauvres contribuables dans les paradis fiscaux ou en occident pour enrichir des économies déjà très riches qui n’en ont plus besoin.

      - Les petits enfants qui fabriquent les maillots NIKE, ADIDAS, PUMA, etc..., en Asie et en Inde ne sont pas meilleurs que nos couturiers au Cameroun.

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  • Le 20 avril à 13:26, par Bryce En réponse à : Entre nous : Pourquoi pas le choix du Lion ?

    Les kmers sont tres entreprenant, mais il y a egalement beaucoup de bloquage surtout au niveau du gouvernement qui exige des gombos pour faire quoi que ce soit sur son territoire.
    Il y a plusieur tailleurs dans ce pays qui font dans la reproduction falsifiee qu il sufit du materiel pour avoir une copie exacte.
    Le gouvernement kmerr est habitue’ a faire confiance aux francais pour garder leur confiance. Surtout en ce moment ou’ son president perd le sommeil.
    Depuis Presque 60 ans, meme le route sont construites par d’autres pays et pourquoi ?
    retro commission, gombo, corruption, etc... sont les raisons...

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