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Jerôme Onguéné : le passé, le présent et le futur

lalsace.fr

Jérôme Onguéné, qui a passé son adolescence à Mulhouse et porté les couleurs de l’ASIM, s’est imposé cette saison au RB Salzbourg, un des clubs les plus réputés pour l’éclosion de jeunes talents. À 22 ans, le défenseur en a profité pour découvrir la Ligue des champions face notamment à Liverpool et aux côtés d’un certain Haaland. Arrivé à Mulhouse à l’âge de 11 ans en provenance du Cameroun, Jérôme Onguéné n’a pas tardé à taper dans l’œil des recruteurs locaux.

Le 12 avril 2020
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Après deux saisons à l’AS Illzach-Modenheim, celui qui portait également les couleurs de l’équipe d’Alsace U14 a intégré le centre de formation du FC Sochaux, où il a soulevé la Coupe Gambardella 2015 avant d’effectuer ses débuts chez les pros, en Ligue 2.

Vainqueur de l’Euro U19 avec l’équipe de France, le défenseur du FCSM n’a pas pu résister bien longtemps aux sirènes du football allemand et s’est envolé pour Stuttgart (Bundesliga 2) en janvier 2017.

Jérôme Onguéné y a poursuivi sa progression avant de se révéler particulièrement cette saison du côté du RB Salzbourg, champion d’Autriche en titre. Désormais, il espère bien réapparaître sur nos écrans ces prochaines saisons lors des plus grandes compétitions internationales, comme ses ex-coéquipiers Benjamin Pavard à Stuttgart ou Erling Braut Haaland à Salzbourg.

Seul chez lui, en Autriche, en attendant que la pandémie passe et que la vie « normale » reprenne son cours, le Franco-Camerounais en a profité pour donner de ses nouvelles et évoquer ses ambitions.

Jérôme, comment allez-vous et comment vivez-vous cette pandémie de coronavirus ?

Je vais bien et je n’ai pas à me plaindre, même si je suis seul, ma famille étant à Mulhouse. En Autriche, la situation est moins ‘‘avancée’’ qu’en France et nous sommes d’ailleurs plus libres. Il est fortement recommandé de rester à la maison, mais il n’y a pas de confinement et d’attestation à remplir pour sortir, par exemple. Je suis très casanier donc pour moi ce n’est pas trop dur de rester enfermé. Je sors quand même pour faire un peu de sport. Nous avons un programme physique à suivre. Il est important de rester en forme parce que la saison n’est pas finie. La saison régulière est terminée, mais nous devrons encore jouer les play-offs, normalement. Nous sommes 2es (Ndlr : derrière le Linz ASK du Strasbourgeois Valérien Ismaël) pour le moment, on a donc très envie que ça reprenne. On ne voudrait pas perdre notre titre sur un arrêt de la compétition. Mais on fera ce qu’on nous dira de faire.

Vous êtes désormais un cadre du RB Salzbourg, un club que vous avez rejoint à l’été 2017 suite à six mois compliqués à Stuttgart. Que s’était-il passé en Allemagne ?

Je suis arrivé dans une équipe qui tournait bien, qui était 1re de Bundesliga 2 et qui débarquait au sein de l’élite. Le coach ne faisait pas beaucoup tourner et je n’ai pas eu ma chance. Mais j’ai beaucoup appris et cela ne m’a pas empêché de disputer la Coupe du monde U20 avec l’équipe de France. Il fallait ensuite rebondir et trouver davantage de temps de jeu. J’étais en contact avec plusieurs clubs de Ligue 1 comme Bordeaux ou Toulouse. Lors du dernier jour du mercato, j’étais en France pour signer. Mais c’est alors que Salzbourg s’est manifesté. Le discours m’a plu, les garanties de temps de jeu également. Je savais aussi que j’avais là l’occasion de rejoindre un club qui fait énormément confiance aux jeunes, tout en disputant chaque saison le titre et les coupes européennes.

Après une première saison où vous avez été un joueur de rotation, une deuxième tronquée par les blessures, vous vous êtes installé cette fois en tant que titulaire, à l’image de vos quatre participations à des matches de Ligue des champions. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

En disputant la Ligue des champions, j’ai tout simplement réalisé un rêve de gosse. Les frissons de l’hymne à chaque entrée sur le terrain, le mythique stade d’Anfield à Liverpool et des joueurs de classe mondiale, qui postulent pour le Ballon d’or (Ndlr : Mohamed Salah, Sadio Mané et Virgil Van Dijk) face à moi… Ce jour-là je suis entré dans une autre dimension.

« Les parcours de Pavard et Haaland m’inspirent et me donnent une motivation supplémentaire »

Que gardez-vous de ce parcours ?

Je suis déjà fier et content de nos performances parce que malgré un groupe très difficile, avec Liverpool et Naples, nous n’avons pas été ridicules, bien au contraire. Nous avons posé des problèmes à ces équipes que nous aurions pu battre chez elles avec un peu plus de chance (*). Dans de tels matches, et face à de tels adversaires, on apprend beaucoup de choses. La Ligue des champions, je n’ai qu’une envie, c’est d’y retourner et la jouer régulièrement.

À Stuttgart, vous avez connu Benjamin Pavard, passé en quelques mois de joueur de Bundesliga 2 à champion du monde avec les Bleus. À Salzbourg, vous avez joué avec Erling Braut Haaland, qui est passé de l’anonymat du championnat autrichien à la lumière… Est-ce que cela vous donne des idées ?

Ce sont des parcours qui m’inspirent et me donnent une motivation supplémentaire. Ça montre que si l’on bosse bien, tout peut aller très vite dans le football. Je suis un bosseur et mon modèle n’est autre que Cristiano Ronaldo. Je travaille dans mon coin et j’espère que ça me permettra de connaître des choses encore plus grandes. Aller à Salzbourg a été le meilleur choix possible. Aujourd’hui ça paie parce que je me suis fait ma place dans ce club reconnu pour son travail avec les jeunes et j’ai découvert le plus haut niveau européen. Que ce soit à Salzbourg ou dans un autre club, je suis très ambitieux pour la suite de ma carrière.


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