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Devoir de mémoire : Et si hier m’était conté

Camfoot - Le Dossier

Qui donc s’en souvient encore ? Qui donc se souvient de Raymond Fobete conduisant la sélection camerounaise à Khartoum pour sa première participation à une Coupe d’Afrique des Nations ? Qui se souvient que là-bas, sous le soleil du Soudan, cette équipe a remporté deux matches et n’a été éliminée qu’au goal average ? Tout cela semble si loin aujourd’hui.

Le 10 décembre 2004
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Et pourtant. Et pourtant, on peut difficilement comprendre le drame suscité par l’élimination de 72, si on ne s’intéresse pas à ce qu’était le football camerounais ces années là. Car somme toute, en 1972, le Cameroun ne participait que pour la deuxième fois à la Can. N’était-il pas particulièrement prétentieux d’afficher ainsi son ambition de gagner à tout prix ?

Oui, à première vue. Non, si l’on considère que ce Cameroun là, avait déjà un passé, une histoire. En 1960 déjà, aux Jeux sportifs de la Communauté française qui se déroulent à Tananarive, la sélection camerounaise de football domine la Somalie, le Mali, le Congo et ne va s’incliner que 2-1 en finale, face à la France. Quelques années plus tard en 1964, la génération du Maréchal Mbappe Leppe va vivre son âge d’or en remportant le 7 février à Accra la première édition de la Coupe d’Afrique des clubs champions face au Stade Malien de Salif Keita. Une suprématie camerounaise qui va être confirmée par la victoire lors de la Coupe des Tropiques au mois de juillet. Il convient par ailleurs de noter qu’à cette période, après avoir été Commissaire à la Jeunesse et aux Sports, le ministre de l’Education, de la Jeunesse et des Sports s’appelle Ibrahim Mbombo Njoya.

Des spectateurs vedettes au stade Ahmadou en 1972
(C) Le Dossier

Pour l’actuelle génération de supporters des Lions, tout cela relève de la préhistoire. Et pourtant. Et le nom, et l’esprit conquérant et la soif de victoire actuelle de l’équipe nationale du Cameroun prennent leur source à cette période. Pour mieux apprécier ce que font aujourd’hui les Lions, il.convient de s’appuyer sur les exploits de Mbappe, Tsébo, Léa Eyoum, Mbette Isaac, puis Abéga, Milla, Mkono Kana Biyick, Emile Mbouh avant de rallier l’actuelle génération.

C’est un exercice qui tient à la fois de la redécouverte et de l’hommage. C’est un devoir de mémoire. Mais c’est aussi notre ambition. Toute simple. Rassembler des professionnels de notre métier et donner à la fois de l’épaisseur et de la perspective à un évè¬nement en le situant dans l’histoire, mais surtout en donnant prioritairement la parole à ceux qui l’ont vécu.

Par Emmanuel Mbede, mbede@camfoot.com


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Vos commentaires

  • Le 10 décembre 2004 à 20:01, par ER En réponse à : > Devoir de mémoire : Et si hier m’était conté

    Ahmadou Ahidjo, mon président. Merci pour les photos et pour l’article, qui rappelle bien que le football camerounais continuera à écrire son histoire malgré les VEDETTES d’aujourd’hui qui se croient arrivées.

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  • Le 10 décembre 2004 à 20:54, par ? En réponse à : > Devoir de mémoire : Et si hier m’était conté

    le passé c’est la clé du présent. et le présent c’est la clé du futur.
    merci pour ce rappel , en esperant que cetains personnes s’en souviendront car le savoir est une arme..........
    le savons nous ???????????

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  • Le 10 décembre 2004 à 21:27, par Bounga En réponse à : > Devoir de mémoire : Et si hier m’était conté

    Le devoir historique est essentiel pour toute nation, merci de s’y mettre.

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  • Le 12 décembre 2004 à 15:38, par Marbete En réponse à : > Devoir de mémoire : Et si hier m’était conté

    Peu nombre de personnes se souviennent encore, c’est une histoire qui nous apprend beaucoup sur le passé du football camerounais.
    Eh oui ! Il faut savoir rendre hommage, beaucoup d’entre nous n’étions pas au courant de cette belle aventure des Lions au passée ;
    Grand merci pour cet article très riche en histoire du football camerounais, continuez à nous enseigner.

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  • Le 13 décembre 2004 à 09:42, par JP Mendoua En réponse à : > Devoir de mémoire : Et si hier m’était conté

    Dans une vie, il y a toujours une histoire et c’est pourquoi ces années de gloire sans titre majeur resteront dans nos mémoires comme des sacrifices d’une génération pour la nation.
    Merci aux joueurs et aux responsables de ces années.

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  • Le 18 décembre 2004 à 11:56, par Ricky de Dortmund En réponse à : > Devoir de mémoire : Et si hier m’était conté

    Tout simplement te dire merci de rappeller que le cameroun a eu aussi bien sont mot a dire depuis l’epoque de Mbappe Leppe,merci d’avoir pris la peine de le rappeller a la memoire collective.Je remercie ainsi ainsi que je les appel les guerriers du passe( Mbappe,Tsebo,Kaham,Milla,Abega,Tokoto et les reste l’histoire que vous avez ecrite est a jamais ans nos memoires

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