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Infrastructures sportives : le Cameroun à la croisée des chemins (Le Messager)

L’année 2003 interpelle une fois pour toutes les pouvoirs publics. Le ministère de la jeunesse et des sports est dos au mur. Acculé par la Fédération camerounaise de football et les présidents de clubs de division d’élite de la capitale, il doit trouver un palliatif au stade omnisports de Yaoundé, dont la fermeture pour travaux de réfection est annoncée.

Le 30 janvier 2003
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La levée groupée de bouclier de la Fecafoot et des présidents des clubs de football de la province du Centre, pris au dépourvu à quelques semaines seulement de l’entame de la 44è édition du championnat d’élite de la discipline, (re)pose avec insistance le problème des infrastructures sportives au Cameroun.

Aujourd’hui, c’est un secret de polichinelle : le Cameroun n’a pas une infrastructure sportive digne de ce nom. Les trois stades omnisports (Yaoundé, Douala et Garoua), jadis l’arbre qui cache la forêt, sont très amortis du fait d’une exploitation abusive et d’une absence de politique d’entretien suivie. « Tout le monde a dû constater que nos stades sont en très mauvais état. Ils ne répondent même plus aux normes des stades pouvant accueillir des matches internationaux », critique sans détour le secrétaire général de la Fecafoot. Comment donc s’étonner de l’improductivité des sportifs du terroir ou de leur contre performance sur le plan des compétitions internationales ! Les obser-vateurs avertis sont unanimes : « les prestations honorables des clubs camerounais aux différentes compétitions internationales relèvent de l’exploit au vu des conditions dans lesquelles ils évoluent sur le plan local. » Ainsi en est- il par exemple de la finale de la coupe de la Confédération africaine de football (Caf) jouée et perdue par le Tonnerre Kalara Club de Yaoundé. Mais l’imposture peut-elle durer indéfiniment ?

Défi
Au delà des revendications syndicales de la Fecafoot et des présidents de clubs, la construction et la restauration des infrastruc-tures sportives interpellent les pouvoirs publics en cette année 2003. Il est en effet urgent que le ministre Bidoung Mkpatt passe à la phase des réalisations concrètes, après l’annonce tonitruante le 8 mai dernier d’un accord de partenariat avec la Chine pour la construction des stades ultra - modernes à travers le pays.

Les Camerounais attendent également la réalisation effective du projet des Palais des sports de Yaoundé. Une gageure au vu du travail à effectuer. A ce sujet, la prospection du terrain est achevée. Les experts chinois commis pour ce travail signalent un terrain difficile. Ce qui va nécessiter, à les en croire, un investissement financier supplémentaire. Mais rassure t-on à l’ambassade de Chine, le coût global et précis du projet ne sera connu qu’avec la finalisation de sa conception. Actuellement, les travaux en sont à la deuxième étape de la conception de la maquette. Qui porte sur la proposition (après concertation des experts des deux parties) du visage principal de l’édifice. Les révisions sont ensuite prévues après une autre concertation paritaire. Un voyage de la partie chinoise est en outre programmé en Chine. Pour apprécier ce que pourrait être l’infrastructure physique.
En attendant la matérialisation de ces travaux d’Hercule, la réhabilitation de l’existant se présente comme la priorité. Les travaux de réfection doivent s’étendre à tous les stades omnisports. En plus de la restauration des aires de jeu, des travaux s’imposent sur les différentes pistes d’athlétisme, les vestiaires, l’éclairage, les tribunes, les toilettes… Bref, tout est à refaire dans ces stades. Et ce n’est pas une mince affaire. Surtout que les temps sont comptés. Car, le Cameroun, forfait presque confirmé à l’organisation la Coupe d’Afrique des nations de volley-ball (faute d’une infrastructure fiable), doit accueillir d’autres événe-ment sportifs internationaux : les différentes compétitions de la Caf (dès la mi-mars) ; le meeting international d’athlétisme de Yaoundé, Yelaim (en avril) ; les championnats d’Afrique juniors d’athlétisme, en juillet-août, etc. On le constate, la parlote a désormais peu de place.

Thierry Ndong


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