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Les Lions se qualifient en mugissant

RFI

Le Cameroun obtient son billet pour les quarts de finale au terme d’une prestation décevante face à l’Egypte. Payant leur manque d’efficacité en attaque, les Pharaons quittent la compétition. Les rugissements des Lions indomptables n’ont cette fois pas été de plaisir mais de dépit.

Le 4 février 2004
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Le capitaine camerounais Rigobert Song s’est employé pendant la majeure partie de la rencontre à crier pour tenter d’ordonner une défense bien souvent aux abois. Djemba Djemba a ainsi eu droit à plusieurs remontées de bretelles qui ont clairement montré le manque de sérénité des Camerounais. Et le vociférant capitaine des Lions n’est également pas exempt de reproches en raison de son manque de vivacité sur certaines interventions.

De l’autre côté du terrain, les attaquants des Lions ont assisté, impuissants, à ces bégaiements défensifs, attendant désespérément des munitions pour inquiéter le gardien égyptien. L’entraîneur des Pharaons avait choisi de laisser sur le banc l’expérimenté Nader El Sayed, en le remplaçant par son homonyme Abdel Wahed El Sayed. Grand bien lui en a pris puisque celui-ci se montre décisif dès la septième minute de jeu face au redoutable Patrick Mboma. Deux minutes plus tard, le vétéran camerounais est à nouveau dangereux mais rate sa reprise qui passe largement au-dessus des buts égyptiens. A la 16e minute, Abdel Wahed El Sayed sauve à nouveau son équipe, cette fois sur un coup de tête défensif mal ajusté de l’un de ses coéquipiers, Abdel Zaher El Saka, qui inquiètera plus d’une fois son propre gardien au cours de cette rencontre.

Une fois remis de leurs émotions, les Egyptiens parviennent à effectuer leurs premières incursions en terrain adverse. Le corpulent Mido joue des coudes avec les solides défenseurs Camerounais pour tenter de se frayer un passage dans la surface. Sur un premier ballon aérien, il heurte accidentellement dans sa course le portier camerounais Idriss Carlos Kameni. A la 23e minute, une action similaire se répète et Mido tombe une nouvelle fois sur Kameni qui accuse le coup. L’arbitre estime que l’attaquant marseillais a commis une faute et sort un carton jaune. Pour Mido, c’est le deuxième de la compétition, après celui récolté face à l’Algérie. Et il sait à ce moment-là qu’il ne participera pas aux quarts de finale si l’Egypte décroche sa qualification. Visiblement déçu, Mido ne baisse pas pour autant les bras et se bat jusqu’au bout de la rencontre pour la victoire des Pharaons. Et ce d’autant qu’il sent que les Camerounais ne sont pas dans un grand jour, multipliant les imprécisions, à l’image de ce corner camerounais tiré à la 46e minute qui termine sa course directement dans le petit filet du but égyptien.

Un flagrant manque de cohésion

A la reprise du match, les Egyptiens jouent la carte de l’attaque, le remuant Ahmed Belal remplaçant le milieu de terrain Tamer Abdel Hamid. Technique et véloce, il est rapidement menaçant sur le flanc gauche de l’attaque. A la 50e minute, Tarek el Sayed montre à son tour le bout de son nez en tentant une très belle frappe des quarante mètres. Le Cameroun repousse les assauts mais ne parvient toujours pas à ordonner son jeu, les Lions perdant beaucoup de ballons en milieu de terrain. Les changements opérés par l’entraîneur du Cameroun Winfried Schäfer n’y changent rien, les Lions continuent de bredouiller leur football. Et ils manquent de peu d’encaisser un but à la 66e minute, le poteau gauche du but de Kameni repoussant une puissante frappe de Tarek El Sayed.

Les Egyptiens ne sont pas en réussite et s’épuisent peu à peu. Ils n’ont pas la résistance de Geremi Njitap Fotso, l’infatigable joueur camerounais qui s’est énormément dépensé pour préserver le point du match nul. A dix minutes de la fin, le Cameroun injecte un peu de sang frais en attaque avec l’entrée de l’ancien Sedanais Pius Ndiefi à la place de Samuel Eto’o, qui ne compte toujours pas le moindre but à son actif dans cette CAN. Dans les arrêts de jeu, les Egyptiens se créent une dernière occasion dangereuse sur coup-franc. Leur manque de précision les empêche cependant, une fois de plus, d’inscrire ce précieux but. Malgré la présence dans ses rangs d’attaquants comme Belal ou Mido, l’Egypte n’a inscrit que trois buts en tout en pour tout dans cette compétition. Une carence offensive qui lui coûtera finalement sa place en quarts de finale, l’Algérie se qualifiant à ses dépens grâce à un but supplémentaire. Quant au Cameroun, il n’a certes pas encaissé de buts face à l’Egypte. Mais le manque de cohésion dont il fait preuve sur le terrain et ses approximations défensives n’ont rien de rassurant pour l’avenir.

Olivier Bras


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