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CAN 2004 : la Tunisie élimine le Sénégal

AP

TUNIS - La Tunisie de Roger Lemerre a logiquement éliminé le Sénégal finaliste de la précédente édition 1-0 samedi en quart de finale de la 24e Coupe d’Afrique des nations, grâce à un but de la tête de Jawhar Mnari en deuxième période (66e).

Le 7 février 2004
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Sous un épais brouillard mais dans une chaude atmosphère, le milieu de terrain de l’Espérance de Tunis s’est une nouvelle fois montré providentiel, puisqu’au premier tour il avait contribué à l’expulsion décisive de Lualua, le remuant attaquant de la République démocratique du Congo.

La Tunisie affrontera mercredi en demi-finale le vainqueur du quart de finale entre le Cameroun et le Nigeria qui aura lieu dimanche à Monastir.

Roger Lemerre, a réussi avec la Tunisie, devant 60.000 spectateurs en liesse dans le stade de Radès, ce qu’il n’avait pu accomplir avec la France au Mondial à Séoul : battre cette formation des Lions indomptables.

Le Sénégal, 33e nation mondiale au classement de la FIFA, partait avec les faveurs du pronostic.

Mais la Tunisie restait sur une victoire en amical 1-0 face aux Lions de la Teranga, en avril 2003, que Roger Lemerre avait qualifié de « match référence ».

Le technicien français se donnait les moyens de l’offensive, en alignant en pointe le duo Santos-Jaziri, la paire qui avait fait le bonheur du club de l’Etoile du Sahel, il y a quelques saisons. Le Parisien Slim Ben Achour était à la construction, devant un milieu et une défense classique où seul manquait Karim Saïdi forfait sur blessure. Dans les buts, Lemerre avait opté pour Ali Boumnijel, le vétéran de la CAN 2004, 38 ans en avril prochain.

Côté Sénégal, Guy Stephan alignait en attaque le duo El Hadji Diouf (à la recherche de son premier but) - Henri Camara.

Dans l’entrejeu, l’incontournable Pape Bouba Diop était là pour faire admirer son célèbre numéro 19, trop bien connu de Roger Lemerre depuis son but assassin de Séoul.

La première surprise venait du brouillard, inattendu invité de ce quart de finale, qui donnait à l’enceinte de Radès des allures de stade Bonal en plein hiver. Le froid étant de la partie, Santos l’attaquant de Sochaux aux trois buts inscrits au premier tour, était donc doublement chez lui.

La Tunisie dominait ce début de rencontre. Jaziri frappait des 16 mètres, le tir détourné frôlant la transversale (7e).

A part admirer les belles chaussures oranges d’Henri Camara, il n’y avait guère de raisons de s’enthousiasmer du jeu des Sénégalais. Sur un corner, l’attaquant de Wolverhampton frappait à côté (33e).

A la mi-temps de cette rencontre jusque là virile mais correcte, le score était nul 0-0. Comme lors des deux précédents affrontements des deux équipes en phase finale de CAN.

Le brouillard s’épaississait en début de deuxième période.

Sur une frappe contrée du défenseur Anis Ayari, le ballon frôlait la transversale du gardien remplaçant de Monaco Tony Sylva (52e).

Mangés dans l’entrejeu, le football des quarts de finaliste du Mondial 2002 restait cependant médiocre, sans fluidité.

Logiquement la Tunisie ouvrait le score par Jawhar Mnari, d’une tête piquée, après un centre de Nafti et un ciseau de Jaziri (66e, 1-0).

Les Sénégalais protestaient, envahissaient le terrain. El Hadji Diouf faisait mine de ne plus vouloir rentrer en jeu. Le but était logiquement validé.

Le match se terminait en presque pugilat durant les dix minutes d’arrêts de jeu accordées par l’arbitre.


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