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Patrick Mboma : « Les Lions peuvent surprendre »

Publi Reportage

L’ambassadeur Orange Cameroun et ex goléador de l’équipe nationale du Cameroun qui est au Ghana comme guest star de cette société de téléphonie mobile analyse la 26e Coupe d’Afrique des nations (CAN), si prolifique en but. Il en profite également pour parler du soutien d’Orange aux Lions indomptables et de son rôle en tant qu’ambassadeur d’Orange Cameroun. Entretien avec une légende de football qui est toujours « fan des Lion » et « Lions for life ».

Le 28 janvier 2008
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Sur un plan général, comment trouvez-vous le déroulement de cette CAN ?

Cette compétition est déjà très belle. Car lorsqu’on voit la qualité du jeu qui est développée et les scores feuves, environ trois buts par match, on se rend effectivement compte que le niveau est élevé, qu’il y a des oppositions de haute qualité. J’ai assisté l’autre jour à un choc Nigeria- Mali de très haute volée, à mon avis, c’est le plus beau match depuis le début de la CAN même s’il n’y a pas eu de but. Je suis content de voir de beaux stades, les pelouses sont moyennes, il y a du monde et il y a surtout une très belle ambiance dans les équipes. Vivement que cette expérience fasse tâche d’huile dans d’autres pays africains.
On constate qu’effectivement qu’il y a trop de but dans cette compétition. Est-ce que les attaquants africains sont devenus très forts ou bien ce sont les défenseurs qui manquent de qualité ?
Je trouve qu’il y a dans cette CAN des équipes très intéressantes avec joueurs qui sont de stars internationales, ce qui donne de la qualité au jeu. Plus, il y a de la qualité, plus il y a de chance d’avoir du spectacle et plus il y a du spectacle, plus il y a des chances d’avoir des buts. Il y a eu beaucoup de buts mais surtout de très beaux buts. A tel enseigne qu’aujourd’hui, il est très difficile de faire le top 3 des plus beaux buts de cette compétition.

Pensez-vous qu’on aura autant de buts jusqu’à la fin de la compétition ?

Les équipes vont apprendre à se connaître. Cela fera qu’il y aura un resserrement des lignes. Tactiquement, cela va être très serré. Au fur des matches, les coaches vont modifier leur équipe pour retrouver le meilleur niveau et dans ces conditions, il n’y a pas de raisons qu’il n’y ait pas de but.

Dans une poule comme celle de Sekondi, le Nigeria est ballottage défavorable. Est-ce normal ?

Mais bien sûr ! Dans cette poule on retrouve de gros calibres du football africain tel la Côte d’Ivoire, le Mali et le Nigeria. Dans ce contexte, il fallait forcément qu’un grand ne traverse pas le premier tour. C’est logique que le Mali tienne la dragée haute. Et si on regarde le match nul Nigeria -Mali l’autre jour, le plus beau de la compétition selon moi, on se rend compte que le Mali, qui a le meilleur milieu du terrain africain du moment, n’a pas volé ses résultats. Je crois que le Mali a montré qu’il est un sérieux candidat au titre.

Les Lions indomptables, comme on le sait, ont mal entamé la compétition. Comment faire pour sortir la tête de l’eau ?

Je pense qu’il faut revoir la cohésion du groupe. Pour cela, on fait allusion à la préparation. Cela revient à dire qu’il faut remonter le temps, car la préparation n’est pas celle de dix ou quinze derniers jours. La préparation commence au lendemain de la qualification. Ce qui n’a pas été le cas pour le Cameroun. C’est le gros pêché de cette équipe et l’enjeu d’être au niveau d’une compétition comme celle-ci.

Avant le début de la compétition, l’encadrement technique, les joueurs, tout le monde nous a rassuré que le Cameroun a une bonne équipe. Cela a donné le flop que tout le monde connaît contre l’Egypte. Croyez-vous encore en cette équipe ?

Bien sûr ! Je reste supporter des Lions indomptables même dans l’adversité. La situation n’est pas critique et je crois que les gars ont toute leur chance de se qualifier pour le second tour. Je crois en la qualité des joueurs. Je crois que le résultat du premier match découle après tout d’une issue logique.

Patrick Mboma, vous étiez ce matin (26 Janvier) à l’hôtel des Lions, vous avez discutez avec eux. Qu’est-ce qu’ils vous ont dit et que leur avez-vous dit en retour ?

Je leur ai dit de ne pas perdre confiance et de ne pas chercher à résoudre individuellement les problèmes, le football restera quoi qu’il arrive un sport collectif. Sur le papier, le Cameroun a de quoi passer le premier tour. Et on peut voir même un autre visage des Lions au second tour.

Vous connaissez bien ces Lions, pensez-vous qu’il y a un réel espoir dans cette équipe ?

Il y a bien sûr espoir. En plus, on n’est pas la dernière nation africaine.

Quatre buts lors de la première rencontre ! Ne pensez-vous qu’en réalité, il y a un vrai problème dans cette équipe des Lions et dont personne ne veut en parler ?

Si on avait l’habitude de prendre quatre buts, les gens ne diraient pas qu’il y a un problème dans cette équipe et dont on refuse d’en parler. C’est vrai que c’est un fait nouveau pour les Lions dans cette compétition. Mais il suffit de prendre six points et de se qualifier pour le second pour que la confiance revienne et pour qu’on constate que prendre quatre buts, c’est un faux pas qui peut arriver à tout le monde. Je pense que ni les joueurs encore moins l’encadrement technique ne sont à blâmer dans cette équipe du Cameroun. Le coach a été nommé tard et l’équipe n’a pas eu assez de temps pour se préparer. Et aujourd’hui, il est question pour le coach de faire un miracle et en tant que camerounais, j’espère que le coach va faire un miracle pour que l’équipe remporte la CAN. Sauf qu’en football, les miracles, même si elles existent, ne courent pas les rues.

Si vous étiez encore en activité, que direz-vous à vos co-équipiers les Lions indomptables dès que vous mettez le pied sur le terrain ici au Ghana ?

Moi en tant qu’attaquant, je ne vais pas réfléchir longtemps. Donc, je jouerais sans calcul, je jouerai direct pour marquer des buts. Mais je dirais aussi à mes co-équipiers qu’il ne sert à rien de se précipiter, d’éviter tout esprit qui pourrait freiner l’équipe. Le football, une fois de plus, est un sport collectif et il faut être uni sur le terrain et en esprit pour gagner.

Est-ce que de nos jours, c’est encore facile de former le onze entrant des Lions indomptables ?

Vous avez constaté qu’entre la première mi-temps et la seconde lors du match contre l’Egypte, le coach a fait trois changements au milieu du terrain en l’espace des 45 premières minutes. Cela veut tout simplement dire qu’en plus du problème de la cohésion, il doit avoir un problème de forme individuelle. Vous savez aujourd’hui, avant le début le début de la rencontre, il est difficile de sortir le onze entrant des Lions en dehors de trois ou quatre noms qu’on peut avoir. Ce qui n’était pas le cas à l’époque des Lions conquérants. A ce moment là, on était à peu près de l’équipe type du départ. Et ce onze entrant servait de locomotive pour le reste de l’équipe.

Avec Orange Cameroun, jusqu’où irez-vous pour supporter les Lions indomptables ?

Orange soutiendra toujours les Lions indomptables encore pour très longtemps. Personnellement, je soutiendrai toujours cette équipe parce que je suis camerounais et ensuite parce que j’ai aussi joué dans cette équipe. En tant qu’ambassadeur Orange, je n’hésiterai jamais à partager mon expérience avec les Lions et son public. Avec Orange Cameroun, on cherche toujours des idées nouvelles pour que les camerounais soient toujours très nombreux derrière l’équipe nationale de football. Ceci pour que le slogan, « Fan des Lions », « Lions for life » (Supporters de Lions pour toujours), soit plus vivant tous les jours.


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