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CAN 2008 : le Ghana au forceps, la rue donne du ton

Camfoot.com

Le Ghana s’est fait peur le dimanche 20 Janvier en gagnant in extremis le match d’ouverture de la 26e coupe d’Afrique des nations. Dans une rencontre très disputée, le salut des Blacks Stars surviendra en toute fin de rencontre par l’intermédiaire de Muntari Sulley. Le match vécu dans une des nombreuses rues populaires d’Accra.

Le 21 janvier 2008
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Amoah Judith, serveuse au « Frankie’s », bar panoramique situé au quartier Osu ne tient plus sur son siège. Le Ghana joue mais ne marque pas. Les cris d’encouragements se multiplient au fur et à mesure que les « blacks stars » se rapprochent des buts Guinéens. Ce paisible espace gastronomique qui ressemble étrangement au « glacier moderne » de Douala s’est paré des couleurs nationales. La bière et les plats européens côtoient sur un terrain extrêmement restreint une ambiance ludique et dynamique. Un contexte festif qui ne cache pas les inquiétudes du public Ghanéen endimanché pour l’occasion. Chacun y a mis de son style dans un mélange de couleurs carnavalesques. Le contraste entre les grosses cylindrées et les vieilles voitures qui sillonnent cette rue populaire est frappant. En face du « Frankie’s », un fast food nommé « papaye ». Après avoir dégusté chacun des plats de riz sauté ressemblant à de petites montagnes, cinq volontaires Australiens habillés aux couleurs des « Blacks Stars » ne vont pas restés des moindres ; donnant parfois du ton à côté du groupe de danse improvisé pour les besoins d’une télévision étrangère.

Pendant la première mi-temps, cette rue pourtant brouillante va se vautrer dans un silence inhabituel. Un calme qui ne va pas entamer le grand espoir mis sur les coéquipiers d’Essien, véritable star au Ghana. Kwame, vendeur d’objet pour fan est certain que le Ghana va gagner par deux buts à zéro, même si d’après lui, le but refusé des blacks stars pour une faute sur le défenseur Guinéen était bel et bien valable.

La deuxième mi-temps va se présenter sur d’autres hospices. Les locaux vont presser et obtenir un penalty à la grande joie des supporters qui, pour certains, ne vont pas le regarder de peur d’attraper une crise cardiaque. L’hystérie va gagner les rues d’Accra après l’ouverture du score par Gyan Asamoa. De Adabakra à Odokor, l’unité nationale va se renforcer en une fraction de seconde. Dans une communion parfaite, tout le monde oubliera les manquements liés à l’organisation. Des erreurs palpables sur le terrain pendant la cérémonie d’ouverture. Inutile d’insister sur le media center situé au « national theater » qui n’avait pas encore ouvert ses portes deux heures avant le début de la rencontre.

Pour Georges, chauffeur taxi à Accra, le match est déjà plié car les adversaires Guinéens ne pourront jamais revenu au score. Quelques temps après, l’égalisation Guinéenne venait peser l’euphorie populaire ; comme pouvait en témoigner la tristesse sur les visages. Seuls les plus optimistes voyaient encore les Blacks Stars renverser la vapeur, la bière au « Frankie’s » devenu subitement amère tout comme ce manque d’appétit qu’on pouvait lire sur des nombreux plats restés intouchés. À la 90e minute de jeu, alors qu’on s’achemine sur le score d’un but partout, Muntari Sulley va libérer tout un peuple. Cette fois ci, le Ghana tient sa victoire. Une réussite qui va provoquer une explosion de joie dans le pays.

Blancs comme noirs, l’euphorie va être partager autour de la « star », une bière locale. Très tard dans la nuit, la musique va rester omniprésente dans les quartiers populaires où on clame haut et fort que le Ghana est déjà champion d’Afrique, le critère de la loi du domicile étant souvent évoqué, oubliant parfois que l’édition de 2000 était en parti organisée dans l’ancienne Gold Coast.

Le succès populaire de la difficile victoire du pays organisateur vient relancer pas de relancer le débat sur les véritables favoris de la coupe d’Afrique des nations où, de nombreuses surprises risquent de tromper les parieurs les plus avisés.

Stephen Sunou, à Accra


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