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Cameroun-Zambie : Otto Pfister brouille les cartes
Le sélectionneur a essayé plusieurs schémas tactiques lors de la dernière séance d’entraînement de ce vendredi soir.

Camfoot.com

Lors de la séance d’hier jeudi, beaucoup d’observateurs avertis qui avaient cru déceler le onze entrant des Lions contre la Zambie avec notamment les entrées de Alexandre Song, de Binya, d’Emana, Mbami, Epallé devraient revoir leurs pronostics. A l’issue de la dernière séance d’entraînement de ce vendredi après-midi, le coach a fait des phases de travail qui ont brouillé plusieurs cartes au point où il est très difficile de donner le onze entrant avec exactitude.

Le 26 janvier 2008
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Tout a commencé ce vendredi après-midi vers 16h44’, (heure locale) par des consignes du coach. Après environ dix minutes de footing sous la coordination de Samuel Eto’o, les 23 Lions se dirigent vers Otto Pfister qui les repartie en deux camps qui joueront dans la moitié du terrain. Le groupe du capitaine Rigobert Song, Makoun, Mbami, Bikey, Emana, Idrissou, etc affronte celui de Njitap, Alexandre Song, Binya, Samuel Eto’o, etc. Au jeu de devinette du onze de départ, Otto Pfister veut opposer différentes combinaisons et évaluer les affinités entre les joueurs.

Le jeu à consister conserver le ballon, à faire des passes sans toutefois tirer au but, puisqu’il n’y avait pas de gardiens. Ces derniers travaillaient sous la coordination de l’entraîneur Thomas Nkono. Ici, le travail est axé sur le réflexe, la spontanéité et l’intelligence. « Janvier [Mbarga, ndlr], il faut penser (pour anticiper, ndlr) ! Un gardien qui ne pense pas est mort », hurle l’ancien mythique gardien des Lions indomptables.

25 minutes plus tard, la séance du travail des joueurs de champ est terminée. Deux des gardiens, Souleymanou et Kameni, vont rejoindre le reste du programme. Nkono continue de travailler avec Janvier Mbarga qui présente visiblement une manque d’aisance du pied gauche et Thomas Nkono semblait avoir du mal à lui faire comprendre certains exercices. Pendant ce temps, Ngweha Ikouam, l’entraîneur adjoint attendait patiemment sur le banc de touche, presque au niveau de la ligne médiane.

Sur le terrain, le coach Pfister forme deux équipes, toujours sur la moitié de terrain. Les maillots rouges contre les chasubles roses. Le groupe de Rigobert Song, Mbia (qui est revenue dans joue dans l’axe centrale), Binya, Bill Tchato, Makoun, Achille Emana, Epallé, Eto’o, Idrissou, affrontent les Njitap, Bikey et compagnie…l’avant-centre dans cet exercice se montre plus adroit en marquant 4 buts, Eto’o, Epallé, Emana inscrivent un but chacun.

Pendant les entraînments de ce vendredi

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Eto’o comme à son habitude, refuse les interviews

La dernière phase d’entraînement s’est achevée sur les ateliers d’accélération et de vitesse.

Selon François Ngoumou, l’entraîneur camerounais de football en Belgique et par ailleurs consultant sur la Rtbf (télévision Belge) pendant la coupe du monde 2006, « c’est le coach Otto Pfister qui peut dire quel est le onze entrant. Toutefois, le travail de ce soir a été un entraînement classique. On fait une méthode de travail global, c’est-à-dire méthode analytique et accélération progressive du rythme de jeu. Le but est de travailler presque dans les conditions d’un match en grandeur nature Il se dessine un 4-4-2. C’est un jeu basé sur le changement d’aile, basé sur la possession et la conservation du ballon ».

Chose inédite, l’entraîneur Otto Pfister a pour la première, depuis le début des entraînements au Wesley College de Kumasi, permis à la presse de faire des interviews pendant dix minutes. Un exercice qui n’était visiblement pas du goût de Samuel Eto’o qui a demandé aux journalistes de quitter l’aire de jeu. Cependant, le coach a insisté pour que les hommes de médias fassent leur travail. Le goléador du Fc Barcelone quant à lui, s’est mis en retrait avant d’esquiver, sans dire un mot, les micros des journalistes qui tentaient un dernier baroud d’honneur devant le bus qui rentrait à l’hotel. En attendant de descendre ce samedi dans l’arène de Baba Yarra Stadium de Kumasi à 17h (heure locale) contre la Zambie qui sera, elle, à 90 minutes d’une qualification pour le second tour.

Eric Roland Kongou, à Kumasi


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