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Victor Ghislain Kenlifack : « Il y a un défi important à relever »

Le nouveau président d’Aigle royal de la Menoua appelle à l’union de tous derrière un seul objectif, celui de maintenir le club en Mtn Elite One.

Le 9 mai 2018
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Qu’est-ce qui vous a motivé à prendre ce poste de Président du conseil d’Administration d’Aigle Royal de la Menoua le week-end dernier ?

Je voudrais avoir le triomphe modeste, en disant que c’est une bonne idée de changer l’équipe dirigeante en mi- saison. Mais je pense qu’il était impératif de mettre une nouvelle dynamique sur pied. Le Conseil d’administration était également du même avis, afin de permettre à cet Oiseau de véritablement prendre l’envol. Nous connaissons tous l’amour et la détermination des fils de la Menoua envers cette équipe. Nous savons aussi que c’est le symbole même de ce département. Donc, quand il va mal, c’est tout le monde qui se sent mal. Ça été une décision difficile à prendre. Mais, je me dis que, quand on aime, on ne réfléchit pas.

Quelles sont les actions que vous avez entreprises dans l’immédiat depuis que vous êtes à la tête de cette équipe ?

Les actions immédiates étaient de rassurer l’équipe technique et tout l’encadrement, que ce n’est qu’un changement d’hommes. Nous sommes tous des fils de ce département. Personne ne sera mis à l’écart. Certes, sur la base des résultats, le conseil a pris la décision de changer de dirigeants. Mais nous resterons soudés et unis. J’en profite pour dire un vibrant merci au président Samuel Dongmo (le président sortant, ndlr), qui s’est battu pour maintenir le flambeau pendant quatre années. Il est important de préciser que cette équipe existe depuis 83 ans et ce n’était pas facile de la tenir. Mais il a su le faire à sa manière et nous allons continuer. Nous avons rassuré l’équipe technique. Nous allons faire comprendre aux gens qu’il y a un défi important à relever. Il y a un recrutement qui est en train d’être fait pour pallier les manquements que nous avons eus dans l’équipe à la phase aller. Hier matin (lundi, ndlr), nous avons effectué des visites médicales. Nous sommes en train de nous activer pour présenter un autre visage de cette équipe. Il faut également être réaliste, cela ne se fait pas en deux jours. Mais nous donnerons le meilleur de nous.

Peut-on avoir une idée du nouveau visage qu’Aigle Royal de la Menoua va présenter au public et quels sont ces nouvelles recrues ?

Nous avons la chance d’être en compagnie d’un grand coach. Birwé est expérimenté. Il a fait ses preuves au haut niveau. Il a entraîné les clubs de haut calibre de ce pays. Ensemble, nous fournissons des efforts pour que les joueurs de qualité, prêts à batailler puissent être enrôlés. Il y a des anciens joueurs comme Abdoulaye Alingar et il y a ceux qui ont été contacté à par mon prédécesseur venant de l’étranger. Nous sommes en train de formaliser tout pour qu’ils soient prêts. Et puis il faut être réaliste. Le championnat a débuté depuis ; nous sommes en phase retour. Les meilleurs sont déjà ailleurs. Mais nous allons faire de notre mieux pour enrôler ceux qui rentrent des aventures en Europe, ceux qui sortent des expériences qui n’ont pas marché, afin de renverser la tendance.

Quel est le message que vous adressez aux fils et filles du département de la Menoua ?

Je veux surtout dire que la motivation devrait venir du côté du public. Que les fils de la Menoua n’abandonnent pas leur fanion, parce qu’il a mal. Il faudrait qu’ils se remobilisent derrière lui. Le spectateur doit arrêter d’être l’ennemi des joueurs. La vie est faite de haut et de bas. Notre équipe est en bas, mais nous comptons remonter, si nous y mettons un esprit positif. Le football est un sport de passion et quand ça va mal, il faudrait rester raisonnable. Vous savez, il y a ce qu’on appelle la malchance. Elle vient du fait que les gens sont pessimistes. Si nous gardons espoir pour remettre en place une équipe solide, je pense que le résultat ne tardera pas à venir.

Pensez avoir les moyens pour maintenir Aigle Royal de la Menoua ?

Je ne m’aventure pas au hasard. Etant candidat à l’Assemblée générale, j’avais une feuille de route. Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de la dérouler en ce moment-là. Mais par la force des choses, le conseil d’administration m’a mis face à des responsabilités. Il serait prétentieux de dire ce que je peux faire, mais on juge le maçon au pied du mur. Je pense que je donnerai le meilleur de moi. Mais je continu de dire que c’est une affaire de communauté, qui n’appartient pas à un individu. J’aurais mis tout ce qu’il faut seul, mais je ne serais pas en train de faire quelque chose de positif. Aigle n’est pas Feutcheu, par exemple. Ma première tâche sera de redonner envie aux gens pour qu’ils puisent soutenir et de s’approprier leur club et je pense avoir une expérience pour le faire.

Quels types de relations comptez-vous avoir avec vos prédécesseurs ?

Je n’ai jamais fait de lutte de personne, mais des luttes d’idées et de rendement. Quand l’idée est bonne, nous apprécions. Quand c’est le contraire, nous faisons des critiques constructives et non pour abattre à quelqu’un. Je continu à dire que ce n’est pas facile avec l’expérience que j’ai dans le football, de gérer un club de communauté. Samuel Dongmo l’a fait. Il serait malhonnête de le ne pas le reconnaître. Je le disais encore aux supporters qui criaient de joie qu’il faut avoir le triomphe modeste pour ce grand homme.

Propos recueillis par A.C


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