Au cœur d’un nouveau scandale. Accusé de séquestration sur ses joueurs, Valentine Nkwain président de Victoria United remplit sa coupe de dérapage.
Il est arrivé dans le football un peu par effraction à la faveur d’un enrichissement soudain qui interroge plus d’un. Valentine Nkwain, actuel président de Victoria United de Limbé, égrène un long chapelet de dérapages dans le football local depuis 3 ans. Une période qui coïncide étrangement avec la prise de la Fecafoot par Samuel Eto’o. Ils seraient très proches, comme le témoignes les instantanées avec le Président de la Fédération dans des moments critiques.
La récente actualité plonge le milliardaire de Limbé dans une scabreuse affaire de torture et séquestration. On ne parlait jusqu’à jeudi que de son garden de but, Parfait Djomeni à qui il reproche des trucages de match. Le journal Le Monde affirme que le milieu de terrain Ewane Enopa et l’attaquant Etienne Mukete ont eux aussi subi des sévices similaires. Des sources bien introduites dans les milieux du football du Sud-ouest, Nkwain serait coutumier de ce genre de pratiques. Lorsqu’il n’est pas satisfait du résultat ou du rendement d’un de ses joueurs, il tape, menace, séquestre. Mais lui au moins payerait ses joueurs, ne serait-ce qu’en partie.
Si les conseils de la famille du jeune joueur ont porté l’affaire en justice et le Synafoc a condamné la Fecafoot. La plus haute autorité du football est jusqu’ici restée muette sur le sujet. Un silence qui interroge grandement. Surtout lorsqu’on sait que « Bobdidy » n’est pas à son premier forfait.
Valentine Nkwain, multirécidiviste
Depuis 3 ans maintenant Valentine Nkwain s’est illustré par des comportements inacceptables sur les terrains de football. Entre arrêt des matchs et confiscation du ballon, menace à peine voilée sur les arbitres, menace de boycott du championnat et déclaration incendiaire, il y a avait de la matière pour suspendre ce président qui depuis quelques matchs s’est substitué en coach de son équipe.
Mais bizarrement, aucune action n’a été entreprise jusqu’ici à son encontre. Certains y voient sa grande proximité avec le président de la Fecafoot Samuel Eto’o. Un laisser passer qui lui garantit une impunité. Les deux compères se sont même retrouvés devant la CAF pour une affaire de trucage de match en coaction. La balle est désormais dans le camp de la justice et des forces de l’ordre camerounaises, qui peuvent encore stopper Valentine Nkwain qui est désormais en roue libre…