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Sites de la CAN 2021 : tous les doutes balayés

Cameroon Tribune

La tournée d’inspection organisée du 16 au 24 octobre dernier par le chef de l’Etat, avec comme envoyé spécial, le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République, a permis de rassurer quant au niveau de préparation du pays.

Le 26 octobre 2021
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S’il y a un point sur lequel le Cameroun peut se bomber le torse à ce jour, c’est celui des infrastructures sportives. En Afrique, on doit certainement compter sur les doigts de la main les pays qui disposent d’autant de stades fonctionnels. Il faut lorgner du côté de l’Afrique du Sud, de l’Egypte et du Maroc. C’est dire à quel point le pays des Lions indomptables a réalisé un grand bond en avant dans la perspective de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) TotalEnergies 2021. Et ça, il fallait le dire et le montrer, d’abord aux Camerounais eux-mêmes, mais aussi à l’Afrique et au reste du monde. C’est en tout cas dans ce sens qu’il faut comprendre la visite d’information sur les sites concernés par la compétition, qui s’est déroulée du 16 au 24 octobre dernier sur instruction du président de la République, Paul Biya.

Et pour montrer toute l’importance qu’il accorde à cette tournée, le chef de l’Etat a désigné le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République (SGPR), Ferdinand Ngoh Ngoh, à la tête d’une forte délégation. Dans celle-ci, on retrouvait notamment le ministre chargé de mission à la présidence, Philippe Mbarga Mboa, le ministre des Sports et de l’Education physique, Narcisse Mouelle Kombi, le président intérimaire de la Fecafoot, Seidou Mbombo Njoya. Mais aussi une importante brochette de journalistes et d’anciens Lions indomptables : Roger Milla, Joseph Antoine Bell, Mbida Grégoire, Victor Ndip Akem, Samuel Eto’o, Rigobert Song, entre autres. Sans oublier les anciens internationaux sénégalais El Hadj Diouf et nigérian Tijani Babagida. Chacun d’entre eux s’est converti en ambassadeur de l’image du Cameroun à travers les visites effectuées sur les sites de Douala, Limbe-Buea, Garoua, Bafoussam et Yaoundé (Mfandena et Olembe). À chacune des étapes, ils ont pu apprécier les réalisations du gouvernement pour offrir cette CAN à l’Afrique.

Des stades de classe mondiale

Si le joyau qu’est Olembe est en cours de finition, la délégation a tout de même pu apprécier la pelouse et les gradins déjà fonctionnels. Difficile de rester insensible à la beauté de l’infrastructure, « et pourtant, je peux vous assurer que j’en ai vu, des stades. Mais j’arrive quand même à être impressionné », lancera un El Hadj Diouf totalement conquis. Un emballement perceptible sur tous les sites. Comment ne pas être impressionné puisque le Cameroun, pour cette 2e CAN à 24, offre six stades de compétition entre 60 000 places (Japoma et Olembe), 40 000 places (Mfandena) et 20 000 places (Roumde Adjia, Limbe, Kouekong) avec un autre en réserve (stade de Bepanda). Ainsi qu’une trentaine de terrains d’entraînement. « Il ne s’agit pas non plus d’avoir des stades juste pour le nombre. La qualité de la pelouse, l’entretien comptent aussi et je peux vous assurer que nous aurions rêvé de jouer sur des pelouses de cette qualité  », note Victor Ndip Akem.

Hôtels plus près des étoiles

Globalement, les infrastructures hôtelières sont déjà prêtes à recevoir leurs hôtes sur l’ensemble des sites. Le constat a pu être fait lors des différentes descentes du SGPR dans pratiquement toutes les structures retenues par la CAF. Mention spéciale au Tagidor de Bangou et à la Vallée de Bana à l’Ouest, au Ribadou et Shalom à Garoua ou encore au Krystal à Douala. L’offre dans ce secteur s’est en tout cas largement élargie avec des structures construites pour l’occasion ou entièrement rénovées. Garoua par exemple a souvent suscité des inquiétudes quant à sa capacité d’accueil mais il est clair que la capitale de la région du Nord a réalisé de gros sacrifices pour se mettre à niveau. Des aménagements, parfois mineurs, sont d’ailleurs toujours en cours dans la plupart des établissements hôteliers des six sites pour offrir le confort le plus adapté aux équipes et autres invités du Cameroun. Sur ce point, le SGPR a encouragé les parties prenantes à accélérer les travaux en vue du respect des délais.

Hôpitaux et autres commodités

Avec le budget de la CAN, couplé à certains programmes du gouvernement à l’instar du Plan d’urgence triennal, les sites de la compétition ont bénéficié d’un nouveau visage. Garoua et Bafoussam, avec une voirie urbaine revue notamment, en sont un exemple patent. Même si l’aménagement des routes n’est pas encore optimal, de gros efforts sont faits pour améliorer la circulation dans et entre les sites. Les aéroports concernés ont été ainsi visités tout au long de la semaine, avec des installations spéciales pour fluidifier l’arrivée et le départ des délégations. Le tout dans un contexte marqué par le Covid-19. Justement, le plateau technique des principales structures hospitalières a été renforcé et devrait bénéficier aux populations au-delà de la CAN. La construction et l’équipement des Centres hospitaliers de référence ont ainsi connu un coup d’accélérateur. Il faut noter aussi que des travaux sont en cours pour permettre une fourniture de l’électricité moins perturbée durant la compétition ainsi que de l’Internet qui sera plus fluide.

Au total, le débat sur la capacité ou non du Cameroun à accueillir l’Afrique du football dans quelques mois est désormais derrière nous. Il est grand temps de se concentrer désormais sur la CAN 2021 elle-même, qui, quoi qu’on pense, est plus que jamais lancée.


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