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Samuel Eto’o : homme avec un passif subversif lourd, veut diriger le football camerounais

Il fut l’un des joueurs les plus talentueux de sa génération. Joueur ambitieux d’alors, il est resté fidèle à lui-même puisque c’est une personnalité hautement ambitieuse qui cherche à remporter rien de moins que le poste le plus prestigieux de l’un des pays les plus en vue du football africain. Sa riche carrière a, in fine était plus courte que cela n’y parait puisqu’elle s’arrête en réalité lors de son passage éphémère en Russie, à Anzhi Makhachkala. Il n’avait que 30 ans.

Le 23 novembre 2021
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Il y restera 18 mois, période pendant laquelle il émargé en tant que le joueur le mieux payé de la planète foot.

Mais Samuel est comme tous les autres camerounais qui s’estiment être les plus brillants, être nés pour commander, pour être des chefs, pour être des patrons.

Pour retracer son cheminement depuis la fin de sa carrière, Eto’o s’est attelé à parfaire son carnet d’adresse. Il est devenu le bras populaire de tous les politiciens des partis qui gouvernent. Au Cameroun, il fait campagne pour le Chef de l’État, S.E. Paul Barthélémy Biya. Au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Congo, au Congo Démocratique, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et dans bien d’autres pays, les chancelleries sont heureuses de s’afficher avec celui qui fait rêver, qui peut booster leur popularité, surtout à la veille des opérations électorales. Et cela lui sied bien. Comme dit un proverbe bien de chez nous, « l’ami du décoré se sent un tout petit peu décoré lui aussi », pour marquer sa différence avec les autres.

Eto’o surfe donc autour de cette atmosphère et son ambition se décuple. S’il peut appeler et discuter librement avec chacun des Présidents et des chefs de gouvernement africains, s’il peut leur prodiguer des conseils et qu’ils reçoivent bien, c’est que le jeune homme de New Bell a de la consistance et peut donc logiquement prétendre à faire comme eux, sinon mieux.

Il a été pendant de nombreuses années au Cameroun, d’abord un des faiseurs de roi - et il se vante ouvertement de son rôle dans l’emprisonnement de Mohammed Iya sous un prétexte fallacieux dans le but de lui faire perdre son poste - puis le faiseur du roi avec la nomination en 2017 de l’un de ses avocats, Me Dieudonné Happi, au poste de Président du Comité de Normalisation de la Fédération Camerounaise de Football. Lors de l’élection fédérale en 2018, il snobe Joseph Antoine-Bell, et fait un pacte avec Seidou Mbombo Njoya qui lui permettra de devenir le dirigeant du football camerounais.

Selon ce qu’a appris Camfoot, Mbombo Njoya avait accepté plusieurs conditions du Pichichi parmi lesquelles l’acceptation de Benjamin Didier Banlock comme Secrétaire Général de l’instance, et la nomination de plusieurs de ses affidés à des postes clé dans l’ensemble des sélections nationales. Son agence de placement de joueur s’est installée au sein même des différentes sélections et tous les joueurs, surtout les jeunes, nationaux comme de la diaspora, étaient sommés de signer avec eux pour être garantis de pouvoir être sélectionnés. C’est aussi ainsi que les passeports sportifs des joueurs étaient modifiés pour récolter les peccadilles des frais de formation qui devaient atterrir aux clubs formateurs, peut-être sans qu’il ne le sache.

Mais Samuel reste un esprit rebelle, un esprit libre. Libre de se tenir debout, contre vents et marées, juste pour avoir raison. Lorsqu’il décide de faire tout en son pouvoir pour sortir Issa Hayatou de la CAF, il y va sans compromissions, même si son protégé du temps, Ahmad Ahmad, avait un historique brutal de corruption et de mauvaise gestion à Madagascar.

On connait aussi Eto’o pour son passage comme capitaine des Lions Indomptables, de 2009 à 2014 et deux coupes du monde, en Afrique du Sud et au Brésil. Et franchement, les histoires d’horreur entre les joueurs entre eux, entre Eto’o et les dirigeants du football étaient constants. De sa nomination comme capitaine par Paul Le Guen à la mise de côté du capitaine mythique Rigobert Song, son rôle dans l’emprisonnement de Iya Mohamed, et le refus de porter le drapeau du Cameroun lors du match d’au revoir des Lions Indomptables à Yaoundé à la veille du Mondial 2014. Et on ne parlera pas des multiples grèves dans la tanière à la veille des compétitions internationales. Ces cinq ans continuent d’impacter le football camerounais.

Devrait-on parler des problèmes de moeurs ? des photos dénudées de son ex-petite amie Nathalie Koah qui ont atterries sur le net après sa rupture ? De tout l’environnement de perfidie qu’il s’est bâti dont les amis les plus proches versent dans de la pornographie, et déversent les images de leurs ébats sexuels sur la toile ?

Est-on sérieusement atteint d’amnésie collective dans ce pays de football bâti autour des icônes morales à l’instar de Mbappé Leppé, Roger Milla, Eugène Ekéké, Gérémi Njitap, Ndip Akem Victor, Bertin Ebwellé, Patrick Mboma ?

Samuel Eto’o se présente en homme neuf et demande qu’on lui fasse confiance. Comme pour son académie, Fondacion Eto’o, comme pour SET Telecom qui n’ont pas fait long feu. Il a réussi sa mue avec sa peau qui s’est fraîchement blanchie depuis quelques années. Y arrivera t-il avec son caractère, sa mentalité, ses fibres intellectuelles pour mettre en place le programme électoral qu’il a conçu ? Ou laissera t-il libre cour à ses amis et protégés pour finir de spolier ce qui reste de la Fecafoot comme à son habitude ?


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