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La Fécafoot s’explique sur la « mise sous tutelle » de la Ligue

Seidou Mbombo Njoya, celui qui préside aux destinées de la Fécafoot, a expliqué aux médias présents lors de la réunion du Comité Exécutif de ce lundi les raisons qui ont forcé la mise en place d’un Comité Technique Transitoire de gestion de la Ligue de Football Professionnel. Selon lui, il s’agit de mettre fin aux disfonctionnements et aux tensions qui ont cours au sein de cette instance. C’est une kirielle de griefs qui est ainsi imputée à cette instance comme si tous les dysfonctionnements du football camerounais étaient du seul fait de la LPFC. Verbatim…

Le 3 septembre 2019
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Aujourd’hui, le Comité exécutif a confirmé la suspension des activités de la LFPC décidées par le Bureau le 22 août 2019, et mis en place d’un Comité Technique Transitoire (OTT) chargé de gérer les affaires courantes et de restructurer le football professionnel. Nous en sommes arrivés là pour sauver notre football professionnel d’un déclin perceptible par les contreperformances de nos clubs en compétitions internationales.

En effet, une intervention de la FECAFOOT était devenue inéluctable au regard des dysfonctionnements et tensions en cours au sein de la LFPC. Notamment :

- une crise de confiance profonde entre la LFPC et la majorité des clubs professionnels ;
- le non-respect récurrent des dispositions statutaires de la Ligue liées au mauvais fonctionnement des organes à l’instar de la non tenue des Assemblées Générales, de même que l’inexistence des règles de procédures budgétaires et financières ;
- l’inexistence d’un organigramme et d’un plan cohérent de gestion des ressources humaines favorisant des pratiques peu orthodoxes ;
- la remise en cause répétée de la tutelle de la Fédération et de ses prérogatives ;
- l’opacité dans la gestion des subventions allouées par l’Etat et la FECAFOOT marquée par l’inexistence des comptes d’emploi.
- l’Incapacité à générer des ressources propres. ;
- le départ de tous les sponsors et partenaires légués par la fédération (MTN, CAMRAIL) ;
- le manque d’intérêt des TV capables d’acquérir des droits ;
- un format des compétitions fluctuant chaque année faisant passer le nombre de clubs tantôt à 14, tantôt à 18 ou même à 20 ;
- une dette locative inexplicable de quatre années d’arriérés de loyer ;
- la perte de compétitivité de nos clubs sur la scène continentale du fait d’une organisation approximative des compétitions.

Pendant que l’Assemblée générale de la FECAFOOT, réunie le 26 juillet 2019 et s’appuyant sur des recommandations du Comité ad hoc chargé de réfléchir à la réforme de la LFPC, balisait la voie pour une restructuration en profondeur, une violente campagne médiatique s’est engagée contre la FECAFOOT, conclue par un recours à la Chambre de conciliation et d’arbitrage pour attaquer les résolutions de l’AG.

Il convient de rappeler que la LFPC a été créée par la FECAFOOT au cours de son Assemblée générale ordinaire tenue le 28 mai 2011. C’est la fille de la FECAFOOT. A sa création, la Ligue de Football Professionnel du Cameroun s’engageait « à se soumettre entièrement aux obligations découlant de ses statuts, des Statuts de la FECAFOOT et autres règlements de la FIFA, de la CAF et de la FECAFOOT ». Elle n’a pas tenu parole, elle n’a pas respecté ses textes et ceux de sa tutelle, la FECAFOOT. Elle n’a pas respecté la loi du 11 juillet 2018 portant organisation et promotion des activités physiques et sportives au Cameroun.

Cette loi stipule que « la ligue sportive exerce ses missions sous la tutelle et le contrôle de la fédération sportive civile nationale concernée. Les missions, l’organisation et les compétences territoriales des ligues sportives sont fixées par des statuts-types établis par la fédération sportive civile nationale concernée ». En
refusant de se soumettre à ce corpus législatif et règlementaire, la LFPC s’est elle-même mise en rupture de ban vis-à-vis de sa tutelle.

En revanche, la FECAFOOT a tenu ses engagements en termes de subventions versées chaque année à la LFPC. Seulement pour l’année 2018/2019, ce montant s’élève à environ 250 millions de FCFA. Depuis la création de la LFPC, la FECAFOOT a versé plus de 2 milliards de FCFA.

Il faut y ajouter le patrimoine légué à savoir, deux sponsors MTN et CAMRAIL.

En tout état de cause, un nouveau cap est donné pour la LFPC, avec la mise sur pied d’un Comité Technique Transitoire. Il ne s’agit bien sûr pas d’une décision prise contre un individu, en tout cas pas contre le Général Pierre Semengue, qui a marqué une brève présence pendant les travaux de ce Comité Exécutif. Nous lui avons réitéré tout le respect que nous avons pour sa personne, sa carrière et son oeuvre dans le football. C’est d’ailleurs pour cette raison que la proposition de l’élever au rang de président d’honneur de la FECAFOOT avec statut privilégié, prise lors de l’Assemblée Générale du 26 juillet dernier reste en vigueur.

L’objectif final est la professionnalisation effective de notre championnat d’élite. Redorer le leadership du Cameroun en Afrique en matière de football passe par un championnat national d’un niveau élevé et des prestations honorables de nos clubs sur la scène africaine. Nous allons nous y atteler aux côtés des responsables de transition.


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Vos commentaires

  • Le 5 septembre à 10:13, par Lindeng En réponse à : La Fécafoot s’explique sur la « mise sous tutelle » de la Ligue

    Je salue cette décision car même si tous les dysfonctionnements ne sont pas dus à la LFPC, regardons objectivement l’état de nos championnats Elite et leur niveau sur la scène continentale. Depuis combien de temps nos clubs n’ont plus brillé dans aucune coupe ?
    Il faut essayer de redresser les choses même si ça implique de froisser des vieux généraux.

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  • Le 4 septembre à 15:09, par Rasta En réponse à : La Fécafoot s’explique sur la « mise sous tutelle » de la Ligue

    Je ne suis pas un fan du président Semengué, mais je me pose des questions sur la légalité de son éviction. Déjà j’ai toujours trouvé la clause de la limite d’âge comme étant quelquechose de pas très cohérent, l’âge n’étant à proprement parler, pas un critère de compétence, ni d’aptitude. Il aurait fallu opposer à Semengué des arguments juridiquement valables pour l’écarter, ou à défaut, attendre simplement qu’il achève son mandat. D’un point de vue du droit, l’éviction de Semengué n’a pas de sens, le nouvel article sur la limite d’âge ne pouvant pas empêcher Semengué d’aller au bout de son mandat. Je crois qu’il y a eu par le passé trop de complaisance, complicité dans les précédentes reconduction de Semengué au pouvoir. Aujourd’hui, il faut assumer les conséquences de ces mauvaises décisions.

    Répondre à ce message

  • Le 3 septembre à 23:03, par Adama En réponse à : La Fécafoot s’explique sur la « mise sous tutelle » de la Ligue

    La mafia FECAFOOT affronte la mafia LIGUE DE FOOTBALL.
    Njoya et Semengue = deux bandits

    Répondre à ce message

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