La rencontre de dimanche dernier à Garoua opposant le Cameroun au Rwanda restera longtemps dans les mémoires des populations locales qui se sont montrées hospitalières, accueillantes et quelques fois débordées. Retour sur le cahier de morceaux choisis marqué par le pari gagné de Guy Feutchine et la perte par le coach Rwandais de la rondelette somme de sept cent mille francs cfa.
Tous pour un bis repetitas !
Si l’organisation autour du stage des lions à Garoua est à encourager, le vœu affiché de toutes les populations de la province du Nord reste commun sur la nécessité pour le septentrion d’organiser ce genre d’évènement fédérateur aux retombés économiques conséquentes. « Tout le monde est content ici, même nos poches sont contentes » pouvait-on entendre du propriétaire d’un modeste restaurant situé au cœur de Yelewa. C’est dire que la venue des lions indomptables dans la province du Nord était plus qu’inespérée et salutaires pour une population en quête de renouveau économique.
Garoua sous la pénurie d’essence
Ils avaient sûrement sous estimé l’importance de cet événement. Les distributeurs d’essence de la ville de Garoua n’ont pas pu satisfaire la demande croissante et subite. En effet, les stations services n’avaient pas inclus dans leur plan l’arrivée massive des cars venant de Maroua, Ngaoundéré et autres localités voisines. Déjà la veille du match, l’essence se faisait rare même chez les distributeurs de « zoua zoua » (ndlr, essence de contrebande venant du Nigeria). Dans la nuit de Dimanche à Lundi, les noctambules ont pu goutter aux « plaisirs forcés » de la marche à pied en observant le ciel plein d’étoiles du chef lieu de la province du Nord. Pareille situation dans la journée de lundi pour ceux qui voulaient se rendre à l’aéroport ou alors se déplacer tout simplement dans la ville.Iya a reçu les deux délégations
Arrivé vendredi après-midi dans la ville de Garoua, le président de la fédération camerounaise de football s’est activé pour que chacun se sente chez soi. C’est dans ce cadre qu’Iya Mohamed a reçu autour de la piscine du Motel de Garoua les délégations Camerounaises et Rwandaises pour un copieux dîner. Ambiance ludique et conviviale rythmée par les nombreux sketches de l’humoriste Kouokam Nar6. Après ce repas, les joueurs ont regagné leur chambre pour s’endimancher, la soirée s’annonçant très longue.
Souleymanou pour le Garoua by night
L’international Camerounais a tenu sa promesse ; recevoir ses coéquipiers à sa manière. Le programme des lions étant très étroit, le gardien de but de Denilsport (première division Turque) a profiter du temps d’après match pour organiser un « Garoua by Night » qui a été loin de déplaire à toute la délégation Camerounaise. L’unique boite de nuit de la nuit était réservée aux lions indomptables qui ont fêté la victoire en compagnie des Rwandais et Rwandaises. Fidèle à lui-même, Souleymanou s’est rendu le lendemain à l’aéroport international de Garoua où, monté dans l’avion, il a tenu à dire personnellement au revoir à tout le monde. Il est a souligné qu’Idrissou, buteur contre le Rwanda a mis à la disposition des supporters venant de Maroua (sa base) quatre Bus Coaster.

Le Coach Rwandais et la fille de Garoua
Un malheur ne venant jamais seul, l’entraîneur du Rwanda pouvait déjà par la suite des événements entrevoir une défaite face aux lions indomptables du Cameroun. En effet, dans la nuit de vendredi à Samedi, il s’est passé des choses pas très catholiques au sein de la délégation Rwandaise. Arrivé dans le chef lieu de la province du Nord, le coach Rwandais a voulait goutter au « miel local ». Après une soirée bien arrosée, il décida alors d’agrémenter sa nuit dans sa chambre climatisée du Relais de Garoua. Le choix étant multiple, c’est la plus frappante de toutes les filles de joie qui bénéficia du coup d’oeil stratégique et tactique du technicien Rwandais. N’ayant pas composé avec l’habilité, la subtilité, la rapidité et la malhonnêteté notoire des anges de la nuit, le coach ne pouvait que constater les dégâts dans la matinée de Samedi. Un téléphone portable disparu et 700 000 francs cfa introuvables constituant le butin de la fille de Garoua qui a pris soin de quitter la chambre avant le réveil du tacticien qui visiblement ne s’était pas bien renseigné sur les modalités pratiques et les consignes à respecter hors du terrain.
La rage de Stephen Tataw
Après un tour éclair chez un sponsor de l’équipe nationale, les joueurs pouvaient enfin se rendre à l’aéroport pour embarquer à destination de Yaoundé et de Douala. Les places étant limitées, il fallait non seulement avoir longtemps réservé à l’avance, mais être de la délégation Camerounaise pour prendre le vol affrété par la compagnie nationale. Situation qui n’a pas empêché le personnel de l’aéroport international de Garoua à vouloir laisser sur le tarmac Stephen Tataw qui pourtant était en possession d’une carte d’embarquement. C’est très remonté que l’ancien capitaine des lions indomptables a pris place dans l’avion qui a quitté Garoua aux environs de 12 heures le lundi 18 Juin. Durant le vol, on pouvait facilement reconnaître ceux qui étaient restés longtemps en boite de nuit pour fêter la victoire sur le Rwanda.
Le pari gagné de Guy Feutchine
