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Coupe du Monde 1990 : trente ans après, il reste des regrets

La génération 1990 des Lions Indomptables ont fait vivre au peuple camerounais un été des plus excitant footballistiquement. N’étant pour le moins pas du tout attendus, l’équipe nationale a poussé le monde du ballon rond dans ses derniers retranchements pendant presque trois semaines. C’est le premier match et match d’ouverture qui a lancé les hostilités. Le Cameroun jouait le champion du monde en titre du redoutable Diego Armando Maradona.

Le 8 juin 2020
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Si l’ambiance dans les vestiaires et lors des journées de préparation étaient plutôt au pessimisme, les Lions ne croyant même pas pouvoir sortir de leur groupe, le début du match était encore plus apeurant.

Quelques minutes avant le coup d’envoi, Diego s’amuse en faisant des jonglages de la tête. L’image de Mbouh Emile, non loin de lui, qui regarde hagard la qualité de la technique de Maradona est marquante. Il devait bien se demander s’ils vivent sur la même planète !

C’est Louis-Paul Mfédé qui donnera le la aux Lions, en s’enfonçant dans ses dribbles effarouchées de son pied gauche. S’il était capable de dribler avec autant d’aisance les Argentins, il a permis aux autres Lions d’y croire. Encouragés en plus par l’efficacité de la défense travaillée pour contrer Diego, la confiance s’est définitivement installée.

Exit les discussions jusqu’aux premières heures, les divisions internes entre les supporters de l’exclu, Joseph-Antoine Bell, et ceux qui soutenaient la décision du Ministre.

Lorsque Omam-Biyik s’élève jusqu’aux cieux pour rediriger de la tête le ballon dans le but, le Cameroun entier s’est mis dans une transe jubilatoire. L’équipe va tenir bon et malgré l’arbitre français Vautrot qui va sortir deux joueurs pour des fautes, avouons-le un tout-petit peu grossiers, le Cameroun va surprendre non seulement l’Argentine, mais prouver que l’on peut réaliser de grandes choses.

Contre la Roumanie, ce sera le début du show Roger Milla. Deux buts et le Cameroun était le premier pays qualifié en huitième de finale de cette Coupe du Monde.

Après la Colombie, le Cameroun joue les quarts de finale contre l’Angleterre. Après avoir été mené au score, l’entrée de Roger Milla change la donne en seconde mi-temps. Il est fauché dans la surface de réparation et Kundé transforme le penalty. Lors des prolongations, le Cameroun inscrit un second but par Eugène Ekéké sur une passe limpide de Milla. Mais, les Lions Indomptables ne pourront fermer la défense dans un match qu’ils maitrisaient pourtant. Deux erreurs défensives et deux pénaltys vont avoir le scalp du Cameroun.

On était si prêt d’une demi-finale de Coupe du Monde !

Interrogé par Cameroon-Info.Net, Emile Mbouh et l’attaquant Roger Milla affirment qu’ils sont toujours marqués par le match des quarts de finale perdu (2 – 3) contre l’Angleterre alors que les Lions indomptables de football tenaient le bon bout.

Pour Roger Milla, « 30 ans après, je garde un souvenir à la fois bon et triste. Bon pour notre parcours historique, triste parce que nous sommes sortis de la compétition quand il ne le fallait pas, quand tout le monde nous attendait en demi-finale. On aurait pu aller plus loin, cette demi-finale nous tendait les mains, malheureusement, on n’a pas su saisir notre chance. Mais, il demeure à travers le monde, une reconnaissance pour moi et pour tout le pays. Le Cameroun a eu une bonne visibilité grâce à l’exploit des Lions indomptables lors de cette Coupe du monde 90 »

Emile Mbouh Mbouh est tout aussi déçu : « Oui, ça fait 30 ans que nous avons participé à une coupe du monde inoubliable en Italie, et cette coupe du Coupe reste une référence. Alors, j’en garde un souvenir meilleur avec un goût d’inachevé, parce que je crois qu’on pouvait passer en demi-finale contre l’Angleterre. Des 22 joueurs d’Italie 90 qui avaient le plaisir de jouer ensemble pour défendre les couleurs de notre pays et bien représenter le football africain. »


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Vos commentaires

  • Le 8 juin à 17:31, par kelkemots En réponse à : Coupe du Monde 1990 : trente ans après, il reste des regrets

    C’est vrai ? trente ans déjà ? 08 juin 1990...

    Il a fallait avoir le coeur bien accroché, pour regarder ce match-là.
    Quand on a entendu l’exclusion de Bell de la délégation, les palabres, juste quelques heures avant : c’était déjà déprimant.

    Maradona a achevé de décourager les plus timorés, avec ses jongleries-sissia de l’épaule, avant le coup d’envoi. Mais on restait devant la télévision, parce que la cérémonie d’ouverture avait été très belle. Et où aller ? partout ce n’étaient que les bruits de reportage du match. A moins de se boucher les oreilles et dormir...

    C’est Mfédé (Rip) c’est vrai, qui a ouvert la voie, avec quelques jolis dribbles parmi les Argentins, histoire de rappeler que bien que champions du Monde en titre, ce n’étaient que des footballeurs avec deux pieds comme chacun, donc faillibles. C’ était l’ailier Caniggia le plus inquiétant, côté argentin, par sa vitesse. D’où l’intervention explosive de Massing, pour couper court à un risque de but.

    Il y a eu (authentique) un halo autour de la lune, dans le ciel de Yaoundé, cette même nuit. Jusqu’à les gens ont dit que c’étaient les couleurs du drapeau. Lol.

    Le rêve a continué jusqu’au 1er juillet 1990. Je dois dire que j’ai rarement vu les Lions jouer aussi bien, qu’en deuxième mi-temps contre l’Angleterre (jusqu’au but d’Ekeke). Très bonne circulation de balle.
    Après comme souvent avec les rêves, le retour à la réalité a été difficile.

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