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CHAN 2021 : « il n’y a pas de bonne fête sans lendemain »

Entendez, que la fête se poursuit même quand elle est terminée.

Hélas, en ce qui concerne le 6e Championnat d’Afrique des nations de football (CHAN) Total 2020, les réjouissances se sont bel et bien achevées le 7 février dernier au stade Omnisports de Yaoundé. Le sacre du Maroc devant le Mali, après une finale haletante, a définitivement mis fin à trois semaines de fête non-stop. Trois semaines qu’on aurait voulu prolonger encore avec l’Afrique du football.

Le 10 février 2021
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Car le pari a été réussi par le Cameroun dans un contexte particulièrement difficile en raison d’un nouvel acteur dont il faut tenir compte : le Covid-19. Après plusieurs mois d’arrêt, la Confédération africaine de football (CAF) a pris le risque d’organiser une compétition majeure, avec 16 équipes et du public, du moins une partie. La FIFA, représentée à l’ouverture le 16 janvier dernier, par son président Gianni Infantino, a d’ailleurs gardé l’œil sur ce tournoi du fait que c’est le tout premier de l’année dans ce contexte de reprise. Le bilan, au final, est largement positif puisqu’on est arrivé au bout sans incidents majeurs. Le protocole mis sur pied a fait ses preuves avec près de 170 cas positifs détectées aussi bien chez les officiels qu’au sein des délégations et des autres composantes impliquées. L’incident autour des tests de la RDC a bien failli jeter de l’ombre mais il a surtout permis de déceler des dysfonctionnements à améliorer. Car, si globalement la satisfaction est générale, notamment sur les infrastructures unanimement saluées, on peut espérer du mieux à l’avenir en ce qui concerne le flou parfois observé autour de la billetterie, les mesures de transport ou encore le volet des volontaires qui a été un des maillons faibles de cette compétition. Car ne l’oublions pas, ce CHAN 2020 était aussi une répétition générale dans la perspective de la CAN que le Cameroun accueille dans moins d’un an.

Sur le plan purement technique, outre la satisfaction de voir le jeu reprendre sur le terrain, ce CHAN a été d’un niveau appréciable. Tous les spécialistes sont unanimes sur le fait que cette compétition, vitrine de ce football local souvent ignoré, a offert de belles surprises. Comme cette finale disputée par une séduisante équipe du Mali ou ce champion marocain, qui a clairement mérité son titre. Les Lions A’, que personne n’attendait vraiment, ont atteint pour la première fois les demi-finales mais leurs lourdes défaites contre le futur champion et la Guinée ont laissé un goût amer chez leurs supporters. Parlons-en de ces supporters. Le Cameroun est une terre de football, tout le monde le sait. On en a eu encore la confirmation avec une ferveur sans nul autre pareil. Ceux qui ont l’habitude de bourlinguer dans les compétitions à travers le continent vous diront qu’on a rarement vu autant de monde, en dépit du quota de 25%, dans les gradins, même quand le pays organisateur ne joue pas. Le Cameroun avait organisé une magnifique CAN féminine en 2016. Il a récidivé avec un CHAN qui restera longtemps dans les esprits. On ne peut donc que s’attendre à monter d’un cran pour la CAN qui arrive. Comme elle va bien être longue, cette année d’attente.

Josiane Matia, Cameroon-Tribune


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