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À quand la reconstruction ?

Camfoot

Au moment où le sport camerounais bat des records de médiocrité et de contre-performance, le bruyant concert des chantiers de reconstruction des grandes nations de football semble, paradoxalement, ne plus avoir d’effet sur le sommeil profond des responsables en charge de ce qu’on a souvent qualifié d’unique fierté nationale.

Le 27 octobre 2011
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Treize mois après l’arrivée de Javier Clemente sur le banc de touche des lions indomptables, le technicien basque et son staff ont été priés, par courrier électronique, de plier bagage. Il est reproché à ces derniers la non qualification du Cameroun à la prochaine coupe d’Afrique des nations qui se disputera conjointement au Gabon et en Guinée Équatoriale.

On pensait avoir touché le fond après la campagne désastreuse CAN – Coupe du monde 2010. Sous les commandes de Paul Le Guen, le Cameroun présentait un bilan catastrophique avec 5 défaites en 7 matchs lors des deux compétitions majeures. La faute, semble t-il, à un conflit installé et entretenu par les différents ténors de l’équipe.

Contrairement aux autres nations engouffrées dans le même genre de problèmes, aucun bilan ne sera fait sur les deux sorties manquées des lions. Des sanctions arbitraires viendront diviser davantage le groupe. Certains joueurs sont mis à l’écart sans qu’aucune explication ne soit donnée. Alexandre Song, Idriss Carlos Kameni, Achille Emana... vont à eux seuls porter la lourde charge de notre échec pendant la coupe du monde 2010.

Le contrat de sélectionneur de Paul Le Guen sera rompu unilatéralement et précocement par la Fécafoot et Jacques Songo’o assumera l’intérim. Le Cameroun débute sa nouvelle période par une victoire nette et sans bavure face à la Pologne (3-0) le 11 août 2010. Un groupe homogène voit le jour et Javier Clemente devient le nouveau sélectionneur du Cameroun. Il reçoit pour consigne de ne plus convoquer le trio composé par Alexandre Song, Idriss Carlos Kameni et Achille Emana.

Avec une organisation abracadabrantesque, Samuel Eto’o et ses coéquipiers vont faire match nul contre la modeste équipe du Congo à Garoua. La revendication populaire montante, la Fecafoot et le Minsep se lancent dans une lourde négociation en vue de ramener les bannis dans la tanière. L’autorité du coach espagnol est contestée par la tutelle dans la confection des listes des joueurs. Une grande distraction est organisée entre les multiples voyages en Europe et le très moderne tribunal de la Fecafoot. La perte de temps et d’énergie autour des lions aura enfin raison des performances et résultats. Mieux organisé, le Sénégal peut enfin regarder dans un rétroviseur les lions amaigris de la forêt.

Comme d’habitude, la responsabilité de ce nouvel échec est rapidement décidé. Le staff technique doit s’en aller. Le sixième entraineur depuis le départ d’Artur Jorge (il y a cinq ans) doit aussi plier ses bagages sans aucune forme de procès. Le technicien basque ajoute son nom à une longue liste composée par Arie Haan (2006), Jules Nyongha (2006-2007), Otto Pfister (2007-2008), Thomas Nkono (2009), Paul Le Guen (2010).

Conscientes de l’inefficacité des solutions à court terme, plusieurs nations africaines se sont pourtant tournées vers l’avenir en bâtissant, avec des infrastructures conséquentes, de vraies équipes conquérantes. Les indicateurs internationaux renvoyant les lions dans son passé sombre où les victoires étaient plus la résultante des exploits individuels que l’harmonisation d’un travail ne font pas bouger d’un cran le stoïcisme de nos dirigeants.

Et si c’était finalement la Fecafoot le problème du football camerounais ?

Stephen Sunou


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Vos commentaires

  • Le 27 octobre 2011 à 10:08, par Nkouville En réponse à : À quand la reconstruction ?

    Monsieur Sunou,

    il faut arrêter la politique et dire ce que tu penses. Tu as la réponse et tu poses encore la question. Tout le monde sait quelles sont les rapports entre coton sport et IYA. Et tout le monde pouvait tout imaginer sauf qu’il irait chercher son coach à Garoua.

    Aka ; moi quoi ? c’est leur pays non !

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    • Le 27 octobre 2011 à 11:42, par Bertrand En réponse à : À quand la reconstruction ?

      Le choix de Lavange, à mon avis, n’est pas opportun. Notre equipe vient de souffrir ou souffre peut etre encore de problemes de discipline. Ces problemes se sont revelés etre très profonds ; maintenant qu’ils commencent à se calmer, il aurait fallu un entraineur qui, de part son vecu, est respectable pour ces jeunes. oui, c’est un fait que nos joueurs sont indisciplinés, le temps qu’ils montrent le contraire de façon evidente, il fallait un entraineur d’une autre trempe. Si on voulait faire de Lavange l’entraineur des lions- peut etre qu’il en serait capable- ce n’est pas le bon moment pour une personne qui analyse bien la situation. J’espere seulement que les ego des joueurs ne se reveleront pas par rapport à celui qui n’est autre que l’ancien entraineur du coton, ou l’entraineur du club du président de la FECAFOOT !

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  • Le 27 octobre 2011 à 10:09, par aurelyen En réponse à : À quand la reconstruction ?

    La décision des autorités camerounaises de confier la sélection nationale fanion à Denis Lavagne, assisté de Martin Ndtoungou Mpilé et Pierre Mbarga a certainement été le fruit d’une incompétence.

    À bien y regarder, une certaine logique nous échappe cependant. Celle de mettre au second plan un coach camerounais et le devancer par un éducateur de second rang même si je suis de ceux qui pensent que NDTOUNGOU doit parfaire sa culture sportive car il n’est pas aussi sain qu’on le pense au sein de LIC Junior.

    Lorsque je parlais ici que les LIC dependent toujours d’une production étrangere, j’a reçu toutes les insultes du monde.

    - Que fait la DTN depuis sa nomination ?

    Je pense qu’il faut un coach expérimenté autour des LIC car l’ensemble des joueurs provient de l’étranger et c’est des Pros. Ensuite permettre aux nationaux de bénéficier d’une formation reccurente, et de gagner en maturité. Aimé Jacquet était adjoint de HOULLIER et on a vu comment il a mené les BLEUS à la victoire.
    L’expérience d’un banc de touche en football actuellement c’est 30%, 30% de chance et 40% de talents des joueurs.

    Rien dans le profil de Denis Lavagne ne lui permet d’avoir priorité sur Martin Ndtoungou Mpilé. Rien dans son parcours ne justifie qu’on lui confie les clés de la reconstruction (en cours) des Lions Indomptables. Nous croyons qu’il y a simplement dans ce choix la même et sempiternelle impression de difficilement faire confiance à la filière camerounaise quand vient le moment de diriger les Lions A et opérer les virages nécessaires dans la direction de nos fauves.

    - Si nos dirigeants n’ont pas confiance aux locaux, cela veut dire soient les locaux sont incompétents, soient les dirigeants sont incompétents. Chacun tirera les conclusions

    - Quel est l’argument de choisir LAVAGNE ?

    Nous faisons depuis quelques années l’objet de défaites amères et méritées. Il s’agit aujourd’hui de se mettre sur orbite et orienter nos efforts vers l’organisation efficace de notre filière sportive en général et footballistique en particulier. Au regard de l’équipe en place à la fédération, il faudra attendre jusqu’au prochain renouvellement du bureau de la Fecafoot... en 2013.

    FECAFOOT DEMISSION

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  • Le 27 octobre 2011 à 12:26, par Bobill En réponse à : À quand la reconstruction ?

    Merci mon cher Sunou pour cette vision claire des choses. Il ne faut même pas poser la question de savoir si la Fecafoot est notre malheur, car elle l´est à l´affirmatif.

    -  Chaque fois qu´un Staff technique a été limogé, il n´y a pas eu de continuité dans le travail de ce staff, car on a ensuite limogé les adjoints Camerounais. Le Limogeage des adjoints Camerounais constitue toujours un éternel recommencement et j´ose croire cette fois qu´ Omam Biyik sera à l´entière disposition du nouveau staff technique.
    -  Ce manque d´orientation et de vision dans la convergence du travail en long et en moyen terme est un signe d´incompétence managériale grave.
    -  À cela s´ajoute une incapacité organisationnelle et structurelle à relever le niveau du championnat national en décrépitude depuis des décennies.
    -  Le football doit en principe servir de catalyseur du développement urbain au Cameroun et pour une nation de football que veut être notre pays, on se pose la question de savoir pourquoi les plans d´urbanisme des grandes villes du Cameroun ne disposent pas de terrains de football simples ou de sport dans tous les nouveaux quartiers. Surtout quand on sait, que tous les tracés d´urbanisme des routes et des terrains de football passent par les Ministères de l´urbanisme et de l´administration territoriale.
    -  Cette Fecafoot manque cruellement d´ambition, car elle ne songe pas à organiser une CAN, alors que la dernière organisée dans le territoire national date de 1972.
    -  L´argument du manque de stade à l´organisation d´une CAN ne colle pas pour un organisme indépendant dans un pays prospère et souverain. Si je suis indépendant, j´ai même le droit de créer une entreprise indépendante appelé CAN 20XY ou Mondiale 20XY et chercher des actionnaires et sponsors
    -  Les arguments énoncés pour ne pas laisser les Camerounais diriger les Lions frisent le ridicule. Pourquoi ne pas faire ouvertement du Cameroun un département d´outre mer Français ? Si oui je crois qu´on aura des Ministres des sports et des présidents de la Fecafoot blancs, car le complexe viscéral du mauvais noir incompétent s´abattra comme une épée de Damoclès sur des individus, dont le déboussolement du point de vue développement frise l´abjection.
    -  Dans ce marasme structurel et infrastructurel, parler de professionnalisme en football et même en faire allusion est preuve de cécité très grave.
    -  On ne peut pas être directeur de la Sodecoton et diriger en passant une entreprise, dont l´engagement dans le travail demande une haute concentration.

    En Bref, les structures de travail de la Fecafoot sont cruellement défaillantes et ceci ne peut pas seulement être attribué à son président, mais à toute l´institution.

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  • Le 27 octobre 2011 à 12:26, par L´indomptable En réponse à : À quand la reconstruction ?

    Une fois de plus les responsables du football camerounais (Fecafoot + Minsep + « haute hierachie ») ont rate l´occasion d´entrer dans l´histoire par la grande porte. On pouvait s´attendre a tout sauf que Iya pousse le rubicon a proposer Lavagne, entraineur de Coton comme coach principal des Lions....

    Il ne faut rien attendre de bon de ce staff. Lavagne n´a aucunement le profil pour diriger les Lions. L´equipe nationale du Cameroun n´est pas un centre de formation !!! Ce staff ne survrivra pas aux premieres secousses d´autant plus qu´auune information n´est donnee sur la duree du contract de ceux qui le composent....C´est plus que du provisoire, du bricole, une perte inutile de temps. d´energie en somme....

    On ne peut infiniment parler de reconstruction chez les Lions. Que veut on reconstruire chez les Lions en ce moment ?? L´equipe est dans son ensemble jeune. A peine les automatisme, l´harmonie commencent a se mettre en place, on recommence tout a zero.....Une politique sportive plus que flou aux allures maffieuses.

    Le football camerounais n´est pas seulement malade des ses infrstructures, mais surtout de ses dirigeants completement deconnectes de la gestion moderne du sport de haut niveau....

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  • Le 27 octobre 2011 à 12:31, par ck En réponse à : À quand la reconstruction ?

    @aurelyen,

    - les dirigents sont incompetents (meme mon grandpere qui est mort en 1991 sait que Iya et Zoah sont incompetents)
    - il ya les locaux competents, mais tribalistes ou vendeurs de places

    Le ministre voulait limoger Clemente depuis. Il a envoye Mpile a Skopje, en pensant que Clemente ne va pas se presenter pcq’il y avait les pbs entre FECAFOOT/MINSEP et Clemente (apres le match contre le Senegal en Mars ou le coach est rentre directement en Espagne apres le match). Mais, il parait que meme Mpile a vendu les places pendant la CDM juniors !

    J’espere que Lavagne est competent. Les coaches qui nous donnet satisfaction sont plutot comme lui, pas comme un Clemente ou un Henri Michel !

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  • Le 27 octobre 2011 à 21:29, par adtchouta En réponse à : À quand la reconstruction ?

    monsieur sunou c’est claire que c’est la fécafoot qui es bien le problème du football camerounais car on ne peut pas mettre un selectionneur juste par ce qu’il connait le football camerounais et qu’il a voyager de part le pays en bus et en train et qui connais les joueurs même au fin fond du terroir c’est des alibis à dormir debout je crois . le cameroun n’est plus à cette échelons regardons un peu la côte d’ivoire qui a donner la chance avec un selectionneur locale tout comme le sénégal et qui irons tous a la CAN pour ne citer k ceux là alors pourquoi pas nous soit de prendre un entrainneur digne de notre equipe nationale . mais bon on ne peut compprendre simplement que c’est une question de gombo et si le sport camerounais ne doit qu’etre dirigé k par ce monsieur au cheveux blanc on ne peut k aller de regression en regression même ceux toungou et barga on déja faire quoi ? personne d’entre eux ne vaux gens paul akono sans toute fois lui faire des yeux doux . disons simplement que le cameroun c’est le cameroun .

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  • Le 28 octobre 2011 à 03:46, par B.Obama En réponse à : À quand la reconstruction ?

    vous posez les réponses quoi ?

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